Liste des municipalités

Source des données

Population permanente :

Ministère des Affaires municipales et des Régions, données 2008.

Population saisonnière :

Rôle d’évaluation (population estimée en multipliant 3,21 par le nombre de propriétés de villégiature)

Superficie :

Ministère des Affaires municipales et des Régions, données 2008.



AUSTIN


21, chemin Millington

Austin (Québec) J0B 1B0

Téléphone :

(819) 843-2388

Télécopieur :

(819) 843-8211

Site web : www.municipalite.austin.qc.ca

Courriel:

info.austin@axion.ca

Maire :

Roger Nicolet

Directrice générale :
Secrétaire-trésorière :

Anne-Marie Ménard


Superficie :

72,62 km²

Population permanente :

1 414

Population saisonnière :

2 199

% de la population permanentede la MRC :

3 %

Histoire et patrimoine

Austin fut fondé vers 1793 par un Quaker du nom de Nicholas Austin qui s’installa non loin de ce qui est aujourd’hui l’Abbaye de Saint-Benoît-du-Lac. Il marqua grandement l’histoire locale, s’associant à des individus comme Ralph Merry, de Magog, pour stimuler la colonisation de toute la région. En 1865, en plein village d’Austin, on érigea une église épiscopalienne qui porta le nom de “Church of Atonement“ et qui fut l’ancêtre de l’église catholique Saint-Austin. Le fils d’un des pasteurs de cette église, Reginald Aubrey Fessenden, allait devenir l’inventeur du principe de la transmission de la voix humaine par ondes radio. Un monument situé à la croisée souligne l’apport de ce fils de la communauté.

Depuis 1912, à la demande de l’archevêché de Sherbrooke, les Bénédictins de l’Abbaye de Saint-Benoît-du-Lac dispensaient les offices dominicaux dans des endroits de fortune. En 1927, ils achetèrent l’église d’Austin, alors paroisse anglicane de Stukely-Sud. Plus tard, ils la revendront au diocèse de Sherbrooke, ce qui changera la mission Saint-Benoît en la paroisse de Saint-Austin, aujourd’hui Saint-Augustin-de Cantorbéry. En raison de son lien intrinsèque avec la communauté, comme de son élégante simplicité, cet édifice centenaire mérite une visite.

La grange ronde d’Austin et son imposant silo, maintenant classés monuments historiques, furent construits en 1907 par Damase Amédée Dufresne. Cet ensemble se distingue par la forme des bâtiments et la technique originale de construction employée. Toutefois, les visiteurs ne sont pas admis, la grange faisant partie d’une exploitation agricole privée. À proximité d’Austin, mentionnons aussi un monument rappelant la présence d’une église méthodiste au carrefour de ce qui fut jadis Millington; il est dans un champ et fait face aux ruines d’un ancien moulin. Une église méthodiste construite elle aussi en 1865, comme la précédente, faisait face au magasin général. Elle fut achetée en 1960 par un particulier qui la déménagea sur sa propriété. Elle peut être aperçue à droite de la route qui mène d’Austin à Magog.



AYER'S CLIFF

958, rue Main

Ayer's Cliff (Québec) J0B 1C0

Téléphone :

(819) 838-5006

Télécopieur :

(819) 838-4411

Site web : www.ayerscliff.ca

Courriel:

ayerclif@abacom.com

Maire :

Vincent Gérin

Directrice générale :
Secrétaire-trésorière :

Ghislaine Poulin-Doherty


Superficie :

11,15 km²

Population permanente :

1 115

Population saisonnière :

340

% de la population de la MRC :

2,4 %

Histoire et patrimoine

L’arrivée des premiers colons remonte à 1797. L’endroit porte alors le nom de Langmaid’s Flat, du nom du premier colon qui exploita un petit hôtel desservant les voyageurs venus en diligence. Langmaid vend sa propriété en 1799 à un certain Thomas Ayer. La communauté prendra le nom d’Ayer’s Flat qu’elle conservera jusqu’en 1904, devenant alors Ayer’s Cliff pour des raisons publicitaires. En effet, avec la venue du chemin de fer, les voyageurs et les investisseurs se font plus nombreux, mais l’expression Flat semble les rebuter alors que Cliff paraît plus pittoresque.

Au début du siècle, la population est de 316 habitants et doublera en 40 ans pour ensuite se stabiliser. Le village tire une partie de ses ressources du tourisme. Ayer’s Cliff doit une grande partie de sa renommée régionale à sa vocation équestre et à son importante foire agricole estivale, une des plus anciennes de la région.

Les routes à parcourir

À cause de son emplacement au croisement des routes 208 et 141, le village prend la forme d’un Y. Niché à l’extrémité sud du lac Massawippi, il présente une série de visages fort distincts : un petit noyau commercial situé au croisement des routes, un secteur plus artisanal sur la route 141 et, le long de la rue principale, une série de résidences charmantes. Le visiteur peut faire un arrêt sur les rives du lac Massawippi, le long de la route 141 en direction de Magog.



BOLTON-EST

858, route Missisquoi

Bolton-Est (Québec) J0E 1G0

Téléphone :

(450) 292-3444

Télécopieur :

(450) 292-4224

Courriel:

info@boltonest.ca

Site web :

www.boltonest.ca

Maire :

Joan Westland-Eby

Directrice générale :
Secrétaire-trésorière :

Lucy Edwards


Superficie :

80,78 km²

Population permanente :

717

Population saisonnière :

1 143

% de la population de la MRC :

1,6

Histoire et patrimoine

En 1808, les premiers colons sont des Américains. Ils s’installent dans ce qui fut appelé à l’époque Kimbolton, pour ensuite devenir Bolton-Centre. Le village grandira lentement pour atteindre les 200 habitants vers 1881, alors qu’on y compte deux magasins généraux et deux hôtels. La population demeurera clairsemée tout au long du XXe siècle. La région de Bolton connut, pendant un certain temps, l’exploitation de mines de cuivre qui fermeront vers 1876 à cause de la chute des prix. Quant à l’opération d’une importante fabrique de fromage, elle cessera ses activités à la suite d’un incendie. Ces deux entreprises avaient beaucoup contribué à l’emploi dans la région. Mentionnons, au passage, l’établissement d’une autre petite communauté à Rexford’s Corner qui deviendra Bolton-Sud (South Bolton).



CANTON DE POTTON

2, rue Vale Perkins - C.P. 330

Mansonville (Québec) J0E 1X0

Téléphone :

(450) 292-3313

Télécopieur :

(450) 292-5555

Courriel:

info@potton.ca

Maire :

Claude Laplume

Directrice générale :
Secrétaire-trésorière :

Liane Boisvert


Superficie :

264,1 km²

Population permanente :

1 834

Population saisonnière :

2 388

% de la population de la MRC :

4 %

Histoire et patrimoine

Le Canton de Potton comprend principalement les agglomérations de Knowlton Landing, Vale Perkins, Highwater et le village de Mansonville.

Pendant des décennies, les diligences qui suivaient la route de Saint-Jean à Boston devaient traverser le lac Memphrémagog en bac, opérant de Landing renommé «Knowlton Landing» à Georgeville.

La première concession de territoire dans le canton fut accordée au capitaine Laughlin Mclean en 1797. Au début du XlXe siècle, les cantons de Potton et de Sutton n’étaient pas encore alloués, les gens s’y installaient donc illégalement. C’est ainsi que le fondateur de Mansonville, Henry Ruiter, s’y établit avant d’en avoir la concession. Entouré d’un territoire agricole prospère, le hameau de Mansonville se développa vers 1824 à la suite de l’établissement d’une scierie (1803), puis d’une meunerie (1811) située au bord de la rivière.

En 1881, la population de Mansonville s’élève à 400 habitants. La municipalité est réputée pour ses paysages «insurpassés dans tout le Dominion», note un observateur de l’époque, aussi bien que pour son industrie laitière. On y vient particulièrement pour les fameuses sources sulfureuses «Potton Springs», situées à dix kilomètres au nord du village en bordure du chemin du même nom.

Mansonville est aussi un centre des missions protestantes d’où les diverses dénominations rayonnent à travers le canton et la région. Aujourd’hui, le village se distingue à plusieurs points de vue, notamment par une grange circulaire située en son centre et par une place publique bordée de maisons, de commerces, de l’édifice municipal et d’une ancienne loge maçonnique. La grange circulaire, construite en 1910, est imposante tant par ses dimensions (diamètre de 20 mètres) que par ses caractéristiques architecturales. Située près de Mansonville, l’agglomération de Vale Perkins commence à se développer sous le nom «Herbert’s» vers 1873. C’est en 1880 qu’apparaît l’appellation actuelle. Le village ne connaîtra jamais d’expansion considérable. Vale Perkins est célèbre dans la région pour sa pierre plate sur laquelle on trouve des pétroglyphes probablement amérindiens. On les croit associés à un raid sur Vernon dans le Vermont. Certaines indications laissent aussi croire que Highwater, situé à la jonction des deux bras de la rivière Missisquoi, était un campement régulièrement fréquenté par les Amérindiens.

Il convient aussi de signaler que plusieurs grands hôtels opérèrent dans la région, particulièrement à Owl’s Head : le Mountain House - 400 chambres - et le Château Da Silva, à trois milles au sud de Vale Perkins, qui comptait, lui aussi, des centaines de chambres. Tous deux ont été détruits par des incendies.

L’agglomération de Knowlton Landing, située entre Vale Perkins et Austin, a été établie vers 1821. Au cours des belles années de la route des Diligences, elle changea plusieurs fois de nom... au gré des élections. Son fondateur, Levi Knowlton, étant un libéral, elle conserva ce nom jusqu’en 1862. Les libéraux furent alors défaits par les conservateurs dont l’éminence locale était John Tuck. Le village s’appellera donc Tuck’s Landing jusqu’au prochain changement de gouvernement pour redevenir Knowlton’s Landing.

Les routes à parcourir

La municipalité de Potton est littéralement canevassée de routes panoramiques. Parmi les principales, mentionnons la route 243 longeant la rivière Missisquoi de South Bolton à Highwater, le chemin du Lac partant de Knowlton’s Landing pour se rendre au mont Owl’s Head; il comporte un tunnel d’arbres des plus pittoresques: le chemin de Leadville partant de la frontière pour aller jusqu’à Mansonville, puis le chemin Peabody reliant le chemin du Lac à la route 243. Un pont couvert de type “towne“ construit en 1896 et d’une longueur de 31 mètres figure parmi les éléments patrimoniaux de la région. Localisé à proximité de la frontière canado-américaine sur la route 243, il a été déplacé en bordure de la route pour être remplacé par un ouvrage plus récent et plus adapté au trafic routier contemporain.



CANTON DE STANSTEAD

778, chemin Sheldon

Canton de Stanstead (Québec) J1X 3W4

Téléphone :

(819) 876-2948

Télécopieur :

(819) 876-7007

Courriel:

cantonstanstead@axion.ca

Maire :

Lionel Larochelle

Directrice générale :
Secrétaire-trésorière :

Suzanne Ménard


Superficie :

113,93 km²

Population permanente :

1 081

Population saisonnière :

1 409

% de la population de la MRC :

2,3 %

Histoire et patrimoine

Le Canton de Stanstead est principalement constitué des hameaux de Fitch Bay et de Georgeville.

Fitch Bay

Comme son nom l’indique, Fitch Bay se situe près d’une baie du lac Memphrémagog. Cette agglomération a commencé son développement vers le milieu du XIXe siècle. On envisagea alors de construire un canal reliant Fitch Bay au lac Massawippi pour favoriser la circulation des petits bateaux à vapeur. En 1881, l’endroit compte trois églises, trois magasins et une population de 300 habitants.

À proximité du village, sur la route 247 Sud, on retrouve un pont couvert (pont Narrows) bâti en 1881 par Charles McPherson. Il est d’une longueur de 28 mètres et en bon état de conservation. Ce pont a succédé au premier pont conventionnel bâti sur les «narrows» en 1802 pour faciliter le lien entre Georgeville et Stanstead Plain. Parce que les ponts de bois avaient une longévité limitée à cause des intempéries qui en hâtaient le pourrissement, les ponts couverts semblaient la meilleure solution. À noter aussi, au cœur du village, l’église anglicane St. Matthias de style néo-gothique construite en 1889.

Georgeville

Georgeville ayant longtemps été l’une des principales localités de la région, ce village a accumulé un imposant bagage historique.

En 1797, Moses Copp et sa famille quittent la rive ouest du Memphrémagog et s’installent sur la rive opposée pour opérer un service de traversier reliant les deux rives. Ce traversier reste en fonction jusqu’en 1850. Le lieu reçoit alors le nom de Copp’s Ferry. Au fil des ans, le nombre de colons croît, on construit un hôtel pour les voyageurs de passage, des boutiques, une école. Le traversier joue un rôle majeur pour l’époque, il est un maillon important sur la route qui relie Stanstead Plain et le Richelieu. Les voyageurs en provenance du Canton de Potton ont comme choix d’emprunter le traversier ou un parcours plus difficile, celui du pourtour du lac jusqu’à Magog, pour ensuite redescendre jusqu’à Georgeville par bateau. En 1822 Copp’s Ferry devient Georgeville. Une première hypothèse veut que ce nom ait été choisi pour souligner la naissance du premier enfant du village, George Fitch Copp, le fils de Moses. Une deuxième hypothèse est reliée à l’obtention d’un bureau de poste; on crut avoir de meilleures chances en désignant l’endroit du nom du souverain régnant, George IV.

Georgeville devient alors un lieu de villégiature achalandé. L’Hôtel Elephantis (du nom d’un massif montagneux qui fait face à Georgeville) est un des établissements qui fait parler. Il abrite une salle de danse qui suscite l’ire des méthodistes du village, car ils réprouvent la consommation d’alcool qu’on y fait. Dans la nuit du 15 juillet 1898, la femme du propriétaire fait une malencontreuse chute, une lampe au kérosène à la main. En quelques heures, l’hôtel et onze maisons avoisinantes sont détruits. Georgeville ne se remettra jamais de ce désastre. Plusieurs bateaux à vapeur font leur apparition sur le lac, notamment, le Mountain Maid qui fera la navette Magog-Newport entre 1860 et 1892 et, plus tard, le célèbre « Lady of the Lake » fera aussi les beaux jours du lac.

Les routes à découvrir

Le chemin Brown’s Hill situé entre Ayer’s Cliff et Fitch Bay offre plusieurs panoramas particulièrement intéressants pour le voyageur qui désire s’aventurer dans l’arrière-pays. De plus, deux routes panoramiques partent du cœur du village de Georgeville. Le chemin Magoon Point qui longe le lac offre, sur quelques kilomètres, des points de vue intéressants du Memphrémagog. Le chemin Channel suit d’abord la route 247 en direction de Fitch Bay. Le voyageur qui continue en ligne droite sur ce chemin rejoint à nouveau la route 247 qui mène à Beebe Plain.



CANTON D'ORFORD

2530, chemin du Parc

Orford (Québec) J1X 8R8

Téléphone :

(819) 843-3111

Télécopieur :

(819) 843-2707

Courriel:

gilbert@canton.orford.qc.ca

Site web :

www.canton.orford.qc.ca

Maire :

Pierre Rodier

Directeur général :
Secrétaire-trésorier :

Danielle Gilbert


Superficie :

135,25 km²

Population permanente :

3 044

Population saisonnière :

2 857

% de la population de la MRC :

6,6 %

Histoire et patrimoine

Le Canton d’Orford est représentatif de la démarche de toponymie utilisée par les arpenteurs du gouvernement du Bas-Canada dans la désignation des Townships. Orford rappelle le nom d’un village dans le comté de Suffolk, en Angleterre; bien qu’on trouve l’appellation Oxford sur certaines cartes, Orford s’est imposé pour décrire la municipalité en 1855, le lac (1831), puis la montagne (1863). Le canton sera inhabité pendant longtemps à cause de son relief montagneux, impropre à la culture du sol. La British American Land Company a eu le mandat d’organiser, au cours du XIXe siècle, l’immigration britannique dans la région. Le village de Cherry River avec église, école et bureau de poste se développe dès ce moment.

Aucun événement majeur ne viendra troubler la région jusqu’à la fin des années 1920. À cette époque, le docteur George Austin Bowen, ancien maire de Magog et personnalité influente, est convaincu qu’il faut faire du mont Orford un parc protégé par une loi provinciale. Il y travaillera avec acharnement pendant près de vingt ans, tentant de rallier autour de lui les intervenants économiques régionaux en misant sur l’attrait touristique du site. En 1938, le gouvernement provincial établira le Parc provincial du Mont-Orford, et vingt-sept municipalités de la région participeront à la levée de fonds entreprise pour acheter des terrains; quatre années seront nécessaires pour compléter ces achats. Alors que plusieurs tracés de chemins sont évalués, on retient celui qui partira de Cherry River : il liera davantage le village à la montagne.

Au cours des années 1930-1940, une initiative du Magog Social & Curling Club permettra le développement du terrain de golf avec l’aide du célèbre skieur Herman Smith «Jackrabbit» Johannsen. On tracera, vers la même époque, les pistes de ce qui deviendra la station de ski du mont Orford (certaines pistes existaient déjà, mais étaient peu praticables); on fondera alors le premier club de ski.

Avec la Seconde Guerre mondiale, le gouvernement se désengage et des promoteurs locaux prennent la relève. Le premier chalet de ski est ouvert en février 1943; il servira de colonie de vacances pour des enfants d’ouvriers de Magog durant la saison estivale. La même année, on construit un autre camp de vacances, celui de Notre-Dame-de-la-Protection destiné à aider des tuberculeux, des orphelins et des personnes handicapées à se réintégrer dans la société. C’est au début des années 1950 qu’une société de musiciens connue sous le nom de Jeunesses Musicales du Canada, obtient la permission d’occuper les locaux du camp de Notre-Dame-de-la-Protection. Le Centre d’Arts vient de naître. Il est le premier camp musical au Canada et offre le premier festival de musique classique au pays. Au fil des décennies 1950 et 1960, la modernisation progressive des équipements et le développement de la région commencent à attirer les investisseurs. Les activités se diversifient, le ministère du Loisir, de la Chasse et de la Pêche s’implique et aménage des terrains de camping, des zones pour pique-niqueurs, des sentiers d’exploration de la nature et des pistes de ski de randonnée.

Les routes à parcourir

La route 141 Nord qui mène jusqu’au parc national du Mont-Orford est pittoresque. L’amateur de plein air peut profiter de son passage pour se rendre au sommet de la montagne à pied ou en télésiège, selon les saisons, et ainsi découvrir des panoramas exceptionnels.



CANTON DE HATLEY

135, rue Main

North Hatley (Québec) J0B 2C0

Téléphone :

(819) 842-2977

Télécopieur :

(819) 842-2639

Site web:

www.cantondehatley.ca

Courriel:

cantondehatley@municipalite.org

Maire :

Pierre A. Levac

Directrice générale :
Secrétaire-trésorière :

Liane Breton


Superficie :

71,51km²

Population permanente :

1 823

Population saisonnière :

279

% de la population de la MRC :

3,6 %

Histoire et patrimoine

Connu aussi sous le nom de Minton, le cœur du Canton de Hatley se nommait Maple Hill jusqu’en 1896, date à laquelle les autorités du canton font une demande pour y ouvrir un bureau de poste. Grande déception, on découvre qu’il existe déjà un Maple Hill dans la région du lac Mégantic. Minton sera donc le nom choisi pour ce carrefour.

Au début du siècle, à cette croisée des chemins, on retrouve l’église unie du Canada de style néo-gothique construite en 1894, une vieille école, des abris pour chevaux, une crémerie et une maison de forgeron qui sert tant de bureau de poste que de magasin général. Par la suite, d’autres forges et une manufacture de fromage et de beurre viennent marquer l’apogée de Minton. À partir des années 1950, la population diminue, puis le village meurt. Aujourd’hui, l’église est le seul témoin de l’existence de cette agglomération jadis prospère, mais elle ne sert plus qu’une fois par année et son cimetière a été déménagé à North Hatley.

Les routes à parcourir

Pour trouver Minton, il faut emprunter, à partir de North Hatley, le pittoresque chemin University qui mène vers Sherbrooke. À l’est de North Hatley, la route 143 passe par Lennoxville et se rend jusqu’à Stanstead Plain, en traversant une partie du Canton de Hatley. Cette route offre dans son ensemble une série de paysages enchanteurs du lac Massawippi et des terres de Hatley.



EASTMAN

160, chemin George-Bonnallie

Eastman (Québec) J0E 1P0

Téléphone :

(450) 297-3440

Télécopieur :

(450) 297-3448

Courriel:

municipaliteeastman@bellnet.ca

Maire :

Gérard Marinovich

directeur général  :
Secrétaire-trésorier :

Yvan Provencher


Superficie :

68,87 km²

Population permanente :

1 605

Population saisonnière :

1 891

% de la population de la MRC :

3,5 %

Histoire et patrimoine

La municipalité d’Eastman regroupe depuis le 30 mai 2001 la municipalité de Stukely-Sud et le village d’Eastman.

Stukely

C’est en 1845 que fut créée la Municipalité de Stukely-Sud. Deux ans plus tard, elle était scindée en deux municipalités distinctes, soit South Stukely et North Stukely.  Le nom de Stukely, qu’on orthographiait autrefois Stuckely, rappelle un village du Huntigdonshire dans le centre de l’Angleterre. À partir de 1993, Stukely-Sud fut nommée Municipalité de Stukely.

Si South Stukely s’est développé grâce au chemin de fer, il ne faut pas oublier que l’endroit se trouve le long d’une ancienne voie de communication importante entre Montréal et la Nouvelle-Angleterre.  Lors de sa construction au milieu du 19e siècle, on l’appelait «le chemin de Montréal».  C’était la belle époque des diligences et c’est pourquoi les autorités municipales ont adopté le gentilé Diligent(e) en 1986 pour désigner leurs concitoyens et concitoyennes.

Eastman

D’abord appelé Dingman’s Flats en l’honneur d’un de ses premiers habitants, le village d’Eastman est officiellement né en 1889, bien que, depuis 1880, on utilise cette appellation aux Postes. Le nom d’Eastman provient probablement du nom d’un des partenaires du pionnier Nicholas Austin, John Eastman. Comme la plupart des municipalités environnantes, les premières années de son existence sont directement liées aux mines de cuivre locales, notamment celle de Dillonton. Quant au lac au pied du mont Orford, il s’est appelé successivement lac Missisquoi, lac Eastman et maintenant lac d’Argent. Après la fermeture des mines vers 1860, c’est l’industrie du bois (Eastman Lumber Company) qui fera vivre la région desservie par le lien ferroviaire reliant Magog et Waterloo. Majoritairement anglophone durant sa période minière (à cause notamment des mineurs venus du Cornwall, en Angleterre, pour y travailler), Eastman a vu sa population francophone croître avec l’arrivée du chemin de fer vers 1860 comme partout ailleurs dans la région. Lorsque le Canadien Pacifique a entrepris la construction de la ligne Montréal - Halifax, les locomotives utilisant le bois comme combustible firent d’Eastman un arrêt sur le parcours.



HATLEY

2100, route 143

Hatley (Québec) J0B 4B0

Téléphone :

(819) 838-5877

Télécopieur :

(819) 838-4646

Courriel:

hatley@abacom.com

Maire :

Jacques de Léséleuc

Directrice générale :
Secrétaire-trésorière :

Roland Gascon


Superficie :

60,67 km²

Population permanente :

815

Population saisonnière :

491

% de la population de la MRC :

1,8 %

Histoire et patrimoine

La municipalité de Hatley comprend principalement les hameaux de Massawippi et de Hatley.

Massawippi

La localité de Massawippi est une des plus anciennes agglomérations de la région. Le premier colon de cette région, Stephen Burrough, s’y établit vers 1800 et nomme l’endroit Burrough’s Fall. En 1810, on construit un premier moulin à scie et un moulin à farine, puis, quelques années plus tard, une distillerie. En bordure de la route 143, on peut voir les vestiges d’un des deux moulins. La population ne dépassa jamais les 200 habitants.

Le visiteur de passage à Massawippi trouvera sur la route 208 une église union de style néo-classique érigée en 1861, puis un édifice communautaire typique à la région et un petit cimetière qui marque avec sérénité le passage des ans.

Le village de Hatley

À l’origine, il semble que ce soit la «Company of Associates» qui développa la région. Les deux dirigeants de cette compagnie étaient Ebenezer Hovey, Américain, et Henry Cull, Britannique. Ensemble, vers 1803, ils obtinrent une concession de 24 000 acres. Alors que Henri Cull s’implanta dans le secteur nord du comté de Hatley (ainsi désigné par l’arpenteur en souvenir d’une ville des îles britanniques), Ebenezer Hovey et ses associés s’installèrent dans la portion sud de ce qui deviendra Hatley. C’est approximativement à deux kilomètres au nord du présent village que s’installèrent les premiers colons. Vers 1820, le village de Hatley porte le nom de Charleston, du nom du révérend Charles Stewart, premier pasteur anglican de l’endroit. Le village se développe assez rapidement, en partie grâce au commerce de la potasse et à la fabrication du whisky.

Avec le village de Stanstead Plain, il est à cette époque un des deux centres importants du comté de Stanstead. En 1874, ce village qui compte une trentaine de familles commence à voir son importance régresser au profit de Compton et de North Hatley. L’église anglicane St-James est le plus vieux temple anglican de l’Estrie. Construit en 1829, elle a vu sa façade et son clocher détruits par une tornade en 1871, puis rebâtis. L'église a été restaurée en 2004.

Hatley est un bel exemple des efforts déployés par les colons anglophones de la région afin de structurer leur société. En raison des distances importantes qui isolaient le petit hameau des cours de justice de Montréal, Trois-Rivières et Québec, peu d’obstacles se dressaient en théorie sur le chemin des voleurs, contrebandiers et criminels de tout acabit. Il arrivait donc que les colons se fassent justice eux-mêmes. Toutefois, en 1823, les notables de Hatley se réunirent pour former la « Society for the Suppression of Felonies, Vice and Misdemeanors in the Village of Charleston ». On rédigea une charte des principaux règlements à respecter. On désigna alors des percepteurs qui, en fonction de la valeur des propriétés détenues par les colons, levaient des taxes pour constituer un fonds monétaire afin d’administrer la justice (plus précisément les coûts du transport d’un criminel jusqu’à Montréal pour y subir son procès). On désigna même une dizaine de « Pursuers » qui étaient des policiers volontaires. La société compta près de cent trente membres et constitua une des premières formes de justice organisée dans la région.

Les routes à parcourir

Massawippi est l’un des sites les plus pittoresques de la MRC de Memphrémagog. La route étroite bordée de vieux érables évoque un corridor voûté de feuilles et présente un équilibre des plus apaisants. La route 143 traverse la municipalité dans sa longueur. Elle offre des points de vue du lac Massawippi et du pays environnant. À l’entrée du village de Massawippi, une jonction rattachée à la route 208 vous mènera jusqu’au village de Hatley tout en vous faisant découvrir un autre parcours panoramique. La route 208 en direction ouest vous mènera à Ayer’s Cliff.

Au village de Hatley débute le chemin North qui relie le village à la route 143; bien que ce chemin soit en gravier, il offre, à l’automobiliste ou au cycliste peu pressé par le temps, une occasion de découvrir un autre ensemble de paysages charmeurs. Le village de Hatley a conservé un caractère rural des plus pittoresque. Une activité agricole se manifeste d’ailleurs jusqu’en bordure du village. Il importe donc d’y rouler lentement, ou, mieux encore, de prendre le temps d’y vagabonder à pied. Le voyageur arrivant par la route 208 en provenance de Massawippi trouvera de beaux paysages sur ce tronçon de route.



MAGOG

7, rue Principale Est

Magog (Québec) J1X 1Y4

Téléphone :

(819) 843-6501

Télécopieur :

(819) 843-3599

Courriel:

info@ville.magog.qc.ca

Site web :

www.ville.magog.qc.ca

Maire :

Marc Poulin

Directeur général :

Gilles Bertrand


Superficie :

145,68 km²

Population permanente :

24 322

Population saisonnière :

3 579

% de la population de la MRC :

52,6 %

Histoire et patrimoine

The Outlet, qui signifie «décharge du lac», a été le nom utilisé officiellement pendant plusieurs décennies pour désigner le hameau prospère situé à l’extrémité nord du lac Memphrémagog qui allait devenir, en 1890, la Ville de Magog. La coupe et le flottage du bois ont constitué pendant longtemps les pivots de l’économie locale.

Le hameau connaît un bel essor grâce à l’arrivée, vers 1797, de Ralph Merry III que l’on considère comme le fondateur de Magog, C’est à ce dernier que l’on doit la construction d’un premier barrage, du côté nord de la rivière, où passe maintenant le chemin de fer. L’énergie hydroélectrique fournie par ce barrage lui permet d’exploiter des moulins à farine, à scie et à cardes.

En 1835, l’ouverture d’un relais de diligences sur le trajet Montréal-Sherbrooke facilite l’accès à Magog et, vers 1840, un nombre important d’immigrants irlandais catholiques s’installent sur la rive est du lac. Cette première moitié du 19e siècle consacre l’arrivée de l’industrie de la villégiature (hôtels et navigation saisonnière sur le lac).

À la fin du 19e siècle, la venue du chemin de fer et l’implantation de l’industrie textile permettent le développement de la communauté qui voit sa population doubler entre les années 1881 et 1891.

La présence de l’industrie textile à Magog ne date donc pas d’hier. La première compagnie qui s’implante est la Magog Cotton & Print Company fondée par le gendre de Ralph Merry, A.H. Moore, en 1884. Elle est vendue en 1899 à la Dominion Cotton Mills puis rachetée en 1905 par la Dominion Textile. Aujourd’hui, elle appartient en partie à C.S. Brooks Canada.

Le poids économique et l’influence politique de la compagnie de textile marquent la fin du 19e siècle. La coopération de l’entreprise avec la Ville permet à celle-ci de développer des services de santé et de loisirs. Le pouvoir hydroélectrique a toujours représenté un important sujet de discussion entre la compagnie et la jeune municipalité. En 1911-1912, à la suite de longues négociations, la construction d’une centrale hydroélectrique plus moderne est entreprise afin de répondre aux besoins sans cesse croissants de la ville et de la compagnie. D’autres ententes vont suivre, avec la Ville de Sherbrooke et des entreprises environnantes qui dépendent elles aussi du niveau d’eau de la rivière Magog, procurant ainsi à Magog une influence plus marquée sur la scène régionale.

La pauvreté relative des catholiques explique, en partie, qu’ils doivent se contenter des secours spirituels de prêtres missionnaires durant quelques décennies. En octobre 1861, presque vingt ans après l’arrivée des premières familles catholiques-irlandaises, la paroisse Saint-Patrice de Magog ouvre ses registres paroissiaux. Trois autres paroisses sont créées entre les années 1921 et 1949 : Sainte-Marguerite-Marie, Saint-Jean Bosco puis Saint-Jude. C’est au travail de la communauté religieuse que l’on doit l’érection des premières écoles catholiques et d’une crèche (1907) qui devient par la suite l’hôpital La Providence (1939). La population de Magog, majoritairement francophone, augmente rapidement, passant de 2 100 personnes en 1891 à 3 516 en 1901, à 6 302 en 1931 puis à 12 423 en 1951.

Le Magog d’après-guerre connaît une ère d’expansion et de modernisation qui attire un grand nombre d’entreprises et de commerces. L’amélioration du réseau routier permet l’émergence d’une industrie touristique quatre saisons dont la croissance se poursuit de nos jours.

Magog, aujourd’hui

En 2002, Magog est regroupée avec le Canton de Magog et le Village d’Omerville, créant ainsi une seule grande ville de 23 488 citoyens (décembre 2002). Replacée dans un contexte historique, la création de la nouvelle Ville de Magog s’appuie sur un fort sentiment d’appartenance fondé sur plus de deux siècles de partage et de mise en valeur d’un territoire commun.

Aujourd’hui, Magog, au cœur de la MRC de Memphrémagog, est un centre régional des plus dynamiques. Avec sa position de pivot à l’extrémité nord du lac Memphrémagog, elle rayonne en étoile pour fournir l’essentiel des services publics et privés ainsi que des emplois, partagés à parts égales entre les services et le secteur manufacturier. Elle exploite toujours son propre réseau de production et de distribution d’électricité.

Localisée à une centaine de kilomètres de Montréal et à trente minutes de la frontière des États-Unis, Magog se situe stratégiquement entre les marchés canadiens et américains auxquels elle est reliée par un réseau de communication particulièrement bien développé.

La ville possède une économie équilibrée et diversifiée. On y retrouve des entreprises dynamiques et de prestige œuvrant dans les secteurs industriel, commercial et touristique, et plusieurs d’entre elles se sont taillé une place de choix sur les scènes nationale et internationale.

Magog est également le noyau d’une région touristique fort bien pourvue en infrastructures sportives, culturelles et récréatives. De plus, elle bénéficie d’un climat tempéré lui permettant d’accueillir les touristes et villégiateurs en toutes saisons.

Les Magogois et les Magogoises peuvent profiter à la fois de la quiétude d’une petite municipalité et des services d’une grande ville et ce, à longueur d’année. Ils ont accès aux écoles, aux services de santé, à une multitude d’activités récréatives et culturelles ainsi qu’à de nombreux espaces verts. Ils jouissent d’un environnement exceptionnel et d’une qualité de vie indéniable.



NORTH HATLEY

3125, chemin Capelton

North Hatley (Québec) J0B 2C0

Téléphone :

(819) 842-2754

Télécopieur :

(819) 842-4501

Courriel:

villagenorthhatley@qc.aira.com

Site web :

www.northhatley.org

Maire :

Stephan Doré

Directeur général :
Secrétaire-trésorier :

Léonard Castagner


Superficie :

3,23 km²

Population permanente :

741

Population saisonnière :

257

% de la population de la MRC :

1,6 %

Histoire et patrimoine

North Hatley a été fondée officiellement en 1897, mais la région a d’abord été occupée et dénommée « Hatley » en 1793 par Henry Cull et Ebenezer Hovey, deux immigrants venus des États-Unis. Quelques-uns des descendants des premiers occupants de la municipalité vivent toujours ici : les Wadleigh, Davies, Hovey, Jackson, Little, Reed, Hawse et LeBaron sont des familles toujours actives dans la communauté aujourd’hui.

Les résidants de la communauté naissante gagnaient leur vie grâce à une variété d’occupations allant des plus traditionnelles (agriculture, foresterie) aux plus inhabituelles productions de la potasse et tourisme. Avec le temps, l’industrie touristique a éclipsé les autres sources locales de revenus et North Hatley a progressivement acquis, vers la fin des années 1800, la réputation d’être un lieu de villégiature de choix pour riches Américains.

Les routes à parcourir

North Hatley, par son importante concentration de résidences prestigieuses situées à proximité d’un village traditionnel, est l’un des sites patrimoniaux les plus riches de la MRC de Memphrémagog. La municipalité compte aussi plusieurs charmantes petites églises protestantes. De par son encadrement géographique, le lac donne au village la forme d’un amphithéâtre naturel. Le visiteur, descendant des collines pour le découvrir, aura sans doute l’impression d’arriver en vue d’un loch écossais.



OGDEN

70, chemin Ogden

Ogden (Québec) J0B 3E3

Téléphone :

(819) 876-7117

Télécopieur :

(819) 876-2121

    Courriel :

    mun.ogden@pppoe.ca

Maire :

Michael Sudlow

Directrice générale :

Renée Donaldson


Superficie :

75,49 km²

Population permanente :

789

Population saisonnière :

668

% de la population de la MRC :

1,7 %

Histoire et patrimoine

L’ensemble de la municipalité d’Ogden est un écheveau de petites routes de campagne où chaque croisement abrite ce qui reste des agglomérations du XIXe siècle aux noms pittoresques comme Griffin, Comstock Mills ou Marlington.

Graniteville est située à la croisée des chemins Cedarville et Marlington. Bien que l’agglomération ait toujours compté très peu d’habitants, sa réputation et son nom reposent sur les imposantes carrières de granit qui y sont en opération, dont certaines depuis 1890. On y trouve aussi un temple de l’Église unie d’architecture traditionnelle (1896). Aujourd’hui, Tomifobia est à peine un carrefour au bord de la rivière. Jadis désigné comme Smith’s Mills, ce village regroupait de nombreux moulins associés aux exploitations forestières locales. Le chemin de fer traversait l’agglomération à compter de 1860. Il est maintenant transformé en piste cyclable (Ayer's Cliff à Stanstead). La seule église, anglicane, érigée en 1910, est maintenant à l’abandon et Tomifobia est aujourd’hui paisiblement résidentiel.

Les routes à parcourir

La route 247 traverse du nord au sud la municipalité d’Ogden. Le voyageur qui l’emprunte de Fitch Bay et Beebe Plain traverse deux tunnels d’arbres, celui d’Applegrove à proximité du pont couvert de l’isthme de Fitch Bay et celui de Griffin.

C’est aussi en suivant la route 247 Sud, immédiatement après avoir passé le pont qui enjambe la baie de Fitch, que vous trouverez à votre droite le chemin Cedarville. Durant la belle saison, ce chemin qui longe la baie et le lac, pour se terminer à Graniteville, permet une randonnée des plus charmantes.



STANSTEAD

425, rue Dufferin

Stanstead (Québec) J0B 3E2

Téléphone :

(819) 876-7181

Télécopieur :

(819) 876-5560

Courriel:

villestanstead@bellnet.ca

Maire :

Raymond Yates

Directeur général :
Secrétaire-trésorier :

Pierre Dussault


Superficie :

21,93 km²

Population permanente :

3 012

Population saisonnière :

10

% de la population de la MRC :

6,5 %

Histoire et patrimoine

Membre de l'Association des plus beaux villages du Québec, la ville de Stanstead offre aux visiteurs une richesse patrimoniale, historique et architecturale permettant de mieux cerner la grande et la petite histoire de cette ville. La ville, telle qu’on la connaît aujourd’hui, est issue du regroupement des villages de Stanstead Plain, Rock Island et Beebe Plain depuis le 15 février 1995 par le décret gouvernemental 119-95. Toutefois, de façon historique, il est intéressant de parler de chacun de ces villages.

Stanstead Plain

Stanstead Plain, dont les origines remontent aux environs de 1796, fut colonisé par Johnson Taplin et ce n’est que vers 1808 qu’on déboisa et qu’on traça ce qui est aujourd’hui connu sous le nom de rue Dufferin, l’artère principale de la municipalité. En 1855, ce village est reconnu comme corporation municipale par la législature provinciale. Au début du XIXe siècle, Stanstead Plain devient rapidement l’un des deux villages les plus importants de la partie sud-est de la MRC de Memphrémagog, l’autre étant Georgeville. Dès le milieu du siècle, il est le centre culturel et économique du comté alors que Rock Island n’en est que la banlieue. Cette situation s’inversera plus tard. La prééminence régionale de Stanstead Plain s’éteindra à la fin du XIXe siècle au profit de Sherbrooke.

Rock Island

En 1798, Samuel et Selah Pomroy vinrent du Massachussetts et construisirent des demeures en bois qui servaient de haltes et refuges pour les immigrants. Les premiers habitants s’établirent sur les berges de la rivière Tomifobia. En 1802, on y construisit un pont pour faciliter l’accès à Derby Line. L’année suivante, le colonel Charles Kilborn bâtit un moulin à scie et un moulin à blé puis érigea un barrage sur la rivière pour les alimenter. Un peu plus tard, il fit creuser un canal dans la courbe de la rivière. Ce territoire situé entre le canal et la rivière fut désigné Rock Island. Une de ses particularités vient du fait que la ville est sise sur la frontière canado-américaine, une de ses artères voyant les résidences situées sur le côté nord en territoire canadien alors que leurs voisines d’en face sont en territoire américain.

Beebe Plain

Beebe Plain fut colonisé vers 1789 par M. Zeba Beebe, natif du Connecticut. Il y demeura seul avec sa famille jusqu’en 1800. Harnachant la rivière Tomifobia, un moulin à scie s’y implante comme première entreprise en 1863. En 1869, Beebe Plain possède une église, deux magasins, un bureau de poste, un poste de douanes et quelques maisons. Le village apparaîtra officiellement en 1873 alors qu’il se sépare du Canton de Stanstead pour devenir une entité municipale distincte. Dès 1874, on entreprend les travaux pour construire un centre de villégiature comprenant une salle oratoire, une salle à manger et une trentaine de chalets. Il attira chaque année des milliers de personnes, pour la plupart des Américains venus de New York ou Boston par trains nolisés afin d’écouter orateurs, chanteurs et grands orchestres. Un incendie ravagera le complexe en 1935. L’industrie du granit est sans contredit un des éléments économiques clés de l’histoire de la région. Plusieurs entreprises exploitant des carrières ont contribué au développement de Beebe Plain et des municipalités avoisinantes. Un grand nombre de tailleurs de pierre et de sculpteurs ont signé édifices, monuments et œuvres d’art à partir de cette pierre extraite du sol de cette région.

Les routes à parcourir

En quittant l’autoroute 55 (sortie 2), si vous empruntez la rue Dufferin, vous entrez dans la municipalité de Stanstead. Cette artère vous permettra de découvrir l’histoire de la ville.

La route 247 longe la frontière en direction de l’ancien secteur de Beebe Plain, vous traverserez alors ce qui était autrefois Rock Island. Cette rue pittoresque change de nom pour devenir successivement le boulevard Notre-Dame, la rue Railroad et la rue Canusa. La meilleure manière de découvrir ce secteur est d’emprunter cette route qui, par la suite, vous mène vers les carrières de Graniteville.

Le long du boulevard Notre-Dame, vous croiserez la rue Church qui vous mènera à la célèbre bibliothèque et salle d’opéra Haskell (monument historique). Cet édifice de renommée mondiale chevauche la frontière entre le Canada et les Etats-Unis.



ST-BENOÎT-DU-LAC

Abbaye St-Benoît

St-Benoît-du-Lac (Québec) J0B 2M0

Téléphone :

(819) 843-4080

Télécopieur :

(819) 868-1861

Courriel:

abbaye@st-benoit-du-lac.com

Site web :

www.st-benoit-du-lac.com

Maire :

Dom André Blanchet

Secrétaire-trésorier :

Dom Yvon Giguère


Superficie :

2,27 km²

Population permanente :

51

% de la population de la MRC :

0,1 %

Histoire et patrimoine

À deux kilomètres du petit village d’Austin, le visiteur trouvera un havre de paix peu commun : l’Abbaye de Saint-Benoît-du-Lac. Dans ce monastère vivent une cinquantaine de religieux dont la vie quotidienne est régie par la règle monastique rédigée par saint Benoît de Nursie (480 - 547), d’où leur appellation de «bénédictins». Les membres de cette communauté mènent une vie contemplative centrée sur la recherche de Dieu, la prière et le travail. En plus de leurs travaux manuels et de toutes les tâches requises par l’entretien de leur propriété, les moines mènent une vie religieuse intense, se réunissant à sept reprises au cours de la journée pour célébrer divers offices auxquels peut assister le public. Les Bénédictins tiennent une hôtellerie, font l’élevage de bovins charolais et exploitent deux vastes vergers (production de compote et de cidre) ainsi qu’une fromagerie dont les produits sont distribués à grande échelle.

En 1912, Dom Paul Vannier débarquait au Canada en vue de trouver un nouveau site pour les membres de sa congrégation chassés de leur abbaye de Normandie, en France. En décembre de la même année, six mois après son arrivée, Dom Vannier achetait le terrain et les petits bâtiments de bois qui deviendraient l’abbaye. La pauvreté, l’isolement, l’ampleur des travaux à exécuter et le nombre limité de religieux rendirent très difficiles les premières années du monastère. En 1935, après 23 années d’existence, le monastère obtenait le statut de prieuré conventuel, ce qui en faisait une maison autonome. En janvier 1938, on décidait la construction du présent monastère. Dom Paul Bellot, bénédictin de l’abbaye française de Solesmes et architecte réputé, accepta le défi de tracer les plans du nouvel édifice. Après deux ans de travaux, les bâtiments érigés avec du granit de la région furent bénis le 11 juillet 1941. On transforma alors une partie du premier monastère en hôtellerie pour recevoir les nombreux hôtes venus chercher paix, recueillement et prière.

Durant l’abbatiat de Dom Odule Sylvain, on construisit, de 1955 à 1962, l’hôtellerie, la crypte de l’église et le clocher. Les plans furent tracés par Dom Claude-Marie Côté, moine architecte et disciple de Dom Bellot. Enfin, de 1990 à 1994, on édifie l’église abbatiale suivant les plans de Dan Hanganu.



STE-CATHERINE-DE-HATLEY

35, chemin North Hatley - C.P. 30

Ste-Catherine-deHatley (Québec) J0B 1W0

Téléphone :

(819) 843-1935

Télécopieur :

(819) 843-8527

Courriel:

munstecatherinehatley@qc.aira.com

Maire :

Jacques Demers

directrice générale :
Secrétaire-trésorière :

Colette St-Martin


Superficie :

81,43 km²

Population permanente :

2 363

Population saisonnière :

1 217

% de la population de la MRC :

5,1 %

Histoire et patrimoine

À l’origine, le village de Sainte-Catherine-de-Hatley, aussi connu sous le nom de Katevale, fut colonisé par des Loyalistes et c’est à partir de la fin du XIXe siècle qu’il s’est véritablement développé avec l’arrivée d’une forte population francophone. Au début des années 1840, lorsque les terres seigneuriales affichent une surpopulation, commence alors l’exode vers les Townships. Au départ, le territoire de Sainte-Catherine-de-Hatley comprend 100 concessions distribuées à des Loyalistes et des Britanniques entre 1803 et 1832. Les premières familles francophones arrivent au début des années 1840 s’installant vis-à-vis du noyau villageois actuel et le premier tronçon du chemin du Lac. Entre 1844 et 1851, la population francophone se multiplie par deux fois et demi.

Les routes à parcourir

Par sa localisation privilégiée en bordure du plateau géographique Hatley-Ascot, le village de Sainte-Catherine-de-Hatley domine la vallée de la rivière Magog et le versant nord-est du plateau de Magog. On s’y rend à partir de Magog en empruntant la route 108. Le village repose dans un espace boisé au sommet d’une colline. Le clocher de l’église est un repère visible tout au long de l’approche. Le visiteur trouvera donc à Sainte-Catherine-de-Hatley des panoramas dominant la région. S’il bifurque sur le chemin Hovey en se dirigeant vers North Hatley, il découvrira des vues saisissantes du lac Massawippi, du village de North Hatley et des collines environnantes.

Toujours de Sainte-Catherine-de-Hatley, on accède au chemin de la Montagne, une des nombreuses lanières agricoles de la région. On y retrouve le relief vallonné et les paysages champêtres de cette contrée dite «Des Sommets».



ST-ÉTIENNE-DE-BOLTON

9, rang de la Montagne

Saint-Étienne-de-Bolton (Québec) J0E 2E0

Téléphone :

(450) 297-3353

Télécopieur :

(450) 297-0412

Courriel:

stetiennedebolton@axion.ca

Maire :

Yves Mailhot

Directrice-générale :
Secrétaire-trésorière :
(intérim)

Pauline Desautels


Superficie :

47,99 km²

Population permanente :

504

Population saisonnière :

684

% de la population de la MRC :

1,1 %

Histoire et patrimoine

La venue de pionniers dans la région de Saint-Étienne-de-Bolton remonte, semble-t-il, au lendemain des troubles de 1837. Les familles Désaultels, Vincent et Decelles arrivent respectivement de Saint-Charles, de Saint-Denis et de Saint Hugues-sur-Richelieu. Elles ont formé le premier noyau francophone dans les comtés de Shefford et de Brome.

La corporation municipale fut établie en 1939 et tient son toponyme du premier curé de la paroisse l’abbé Étienne-Hippolyte Hicks. Les notes conservées au presbytère de Saint-Étienne, construit en 1862, précisent que, dès 1842, des missionnaires venus de Saint-Césaire et de Montréal visitaient la région. La paroisse fut érigée canoniquement en mars 1872, alors qu’elle comptait presque 100 résidents catholiques. De Saint-Étienne, les prêtres résidents desservaient Mansonville et Eastman à partir de 1894, Austin (Bolton -Est) en 1897 et Bolton-Sud en 1944.

Saint-Étienne-de-Bolton est reconnu pour ses belvédères aux horizons majestueux, ses vallées où on trouve paix et tranquillité. Très appréciée par les sportifs et les amants de la nature, la municipalité a su conserver à travers le temps son caractère champêtre et protéger ses paysages grandioses qui saisissent l’œil par leur beauté ou leur charme bucolique.



STUKELY-SUD

101, place de la Mairie

Stukely-Sud (Québec) J0E 2J0

Téléphone :

(450) 297-3407

Télécopieur :

(450) 297-3759

Courriel:

info@stukely-sud.com

Maire :

Gérald Allaire

Directeur général :

Johanne Laperrière

    Secrétaire-trésorière :

    Guylaine Lafleur

Superficie :

66,31 km²

Population permanente :

980

Population saisonnière :

353

% de la population de la MRC :

2,1 %

Histoire et patrimoine

Les premiers résidents permanents s’installèrent sur le territoire de ce qui est aujourd’hui la municipalité de Stukely-sud à la fin du XVIIIe siècle avec l’arrivée des Loyalistes américains dans les Eastern Townships. L’implantation fut difficile car la région étant montagneuse, elle n’offrait pas de possibilités d’exploitation agricole très favorables. Les habitants devaient suppléer à l’agriculture de subsistance en travaillant en forêt et dans les mines de cuivre. En 1881, Stukely compte une population de 150 habitants qui demeurera relativement stationnaire pendant plusieurs décennies.

Trois églises témoignent de cette époque. L’église anglicane St. Matthew (1856) et l’église unie (1880) devenue par la suite une église catholique sont toutes deux situées sur le chemin de la Diligence. L’église adventiste (1883), la plus vieille église adventiste de l’Est du Canada est située sur la route 112 à la sortie est du village.

Les routes à parcourir

Le meilleur chemin à prendre pour découvrir Stukely-Sud est le chemin de La Diligence qu’emprunte également la Route Verte. Il vous permettra d’admirer plusieurs panoramas intéressants. Les autres chemins permettent également d’explorer un secteur rural typique.

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