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Liste des
municipalités
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Source des
données
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Population permanente :
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Ministère
des Affaires municipales et des Régions, données
2010.
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Population saisonnière :
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Rôle
d’évaluation (population estimée en
multipliant 2,8 par le nombre de propriétés de
villégiature)
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Superficie :
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Ministère
des Affaires municipales et des Régions, données
2010.
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AUSTIN
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21, chemin Millington
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Austin
(Québec) J0B 1B0
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Téléphone
:
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(819) 843-2388
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Télécopieur
:
|
(819) 843-8211
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Site web : |
www.municipalite.austin.qc.ca |
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Courriel :
|
austin@axion.ca
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Mairesse :
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Lisette
Maillé
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Directrice
générale et
secrétaire-trésorière :
|
Anne-Marie
Ménard
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Superficie :
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72,62 km²
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Population
permanente :
|
1 593
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Population
saisonnière :
|
1 966
|
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% de la population
permanente de la MRC :
|
3,4 %
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Histoire et patrimoine
Austin fut
fondé vers 1793 par un Quaker du nom de Nicholas Austin qui
s’installa non loin de ce qui est aujourd’hui
l’Abbaye de Saint-Benoît-du-Lac. Il marqua
grandement l’histoire locale, s’associant
à des individus comme Ralph Merry, de Magog, pour stimuler
la colonisation de toute la région. En 1865, en plein
village d’Austin, on érigea une église
épiscopalienne qui porta le nom de “Church of
Atonement“ et qui fut l’ancêtre de
l’église catholique Saint-Austin. Le fils
d’un des pasteurs de cette église, Reginald Aubrey
Fessenden, allait devenir l’inventeur du principe de la
transmission de la voix humaine par ondes radio. Un monument
situé à la croisée souligne
l’apport de ce fils de la communauté.
Depuis 1912, à
la demande de l’archevêché de
Sherbrooke, les Bénédictins de l’Abbaye
de Saint-Benoît-du-Lac dispensaient les offices dominicaux
dans des endroits de fortune. En 1927, ils achetèrent
l’église d’Austin, alors paroisse
anglicane de Stukely-Sud. Plus tard, ils la revendront au
diocèse de Sherbrooke, ce qui changera la mission
Saint-Benoît en la paroisse de Saint-Austin,
aujourd’hui Saint-Augustin-de Cantorbéry. En
raison de son lien intrinsèque avec la
communauté, comme de son élégante
simplicité, cet édifice centenaire
mérite une visite.
La grange ronde
d’Austin et son imposant silo, maintenant classés
monuments historiques, furent construits en 1907 par Damase
Amédée Dufresne. Cet ensemble se distingue par la
forme des bâtiments et la technique originale de construction
employée. Toutefois, les visiteurs ne sont pas admis, la
grange faisant partie d’une exploitation agricole
privée. À proximité
d’Austin, mentionnons aussi un monument rappelant la
présence d’une église
méthodiste au carrefour de ce qui fut jadis Millington; il
est dans un champ et fait face aux ruines d’un ancien moulin.
Une église méthodiste construite elle aussi en
1865, comme la précédente, faisait face au
magasin général. Elle fut achetée en
1960 par un particulier qui la déménagea sur sa
propriété. Elle peut être
aperçue à droite de la route qui mène
d’Austin à Magog.
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AYER'S CLIFF
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958, rue Main
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Ayer's Cliff
(Québec) J0B 1C0
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Téléphone
:
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(819) 838-5006
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Télécopieur
:
|
(819) 838-4411
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Site web: |
www.ayerscliff.ca |
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Courriel :
|
ayerclif@abacom.com
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Maire :
|
Alec Van Zuiden
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Directrice
générale et
secrétaire-trésorière :
|
Ghislaine
Poulin-Doherty
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Superficie :
|
11,15 km²
|
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Population
permanente :
|
1 055
|
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Population
saisonnière :
|
314
|
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% de la population
de la MRC :
|
2,2 %
|
Histoire et patrimoine
L’arrivée
des premiers colons remonte à 1797. L’endroit
porte alors le nom de Langmaid’s Flat, du nom du premier
colon qui exploita un petit hôtel desservant les voyageurs
venus en diligence. Langmaid vend sa propriété en
1799 à un certain Thomas Ayer. La communauté
prendra le nom d’Ayer’s Flat qu’elle
conservera jusqu’en 1904, devenant alors Ayer’s
Cliff pour des raisons publicitaires. En effet, avec la venue du chemin
de fer, les voyageurs et les investisseurs se font plus nombreux, mais
l’expression Flat semble les rebuter alors que Cliff
paraît plus pittoresque.
Au début du
siècle, la population est de 316 habitants et doublera en 40
ans pour ensuite se stabiliser. Le village tire une partie de ses
ressources du tourisme. Ayer’s Cliff doit une grande partie
de sa renommée régionale à sa vocation
équestre et à son importante foire agricole
estivale, une des plus anciennes de la région.
Les routes à
parcourir
À cause de son
emplacement au croisement des routes 208 et 141, le village prend la
forme d’un Y. Niché à
l’extrémité sud du lac Massawippi, il
présente une série de visages fort distincts : un
petit noyau commercial situé au croisement des routes, un
secteur plus artisanal sur la route 141 et, le long de la rue
principale, une série de résidences charmantes.
Le visiteur peut faire un arrêt sur les rives du lac
Massawippi, le long de la route 141 en direction de Magog.
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BOLTON-EST
|
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|
858, route Missisquoi
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Bolton-Est
(Québec) J0E 1G0
|
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Téléphone
:
|
(450) 292-3444
|
|
Télécopieur
:
|
(450) 292-4224
|
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Site web :
|
www.boltonest.ca
|
|
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Courriel: |
info@boltonest.ca |
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Maire :
|
Royal Dupuis
|
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Directrice
générale et
secrétaire-trésorière :
|
Lucy Edwards
|
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Superficie :
|
80,78 km²
|
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Population
permanente :
|
766
|
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Population
saisonnière :
|
725
|
|
% de la population
de la MRC :
|
1,6 %
|
Histoire et patrimoine
En 1808, les premiers
colons sont des Américains. Ils s’installent dans
ce qui fut appelé à l’époque
Kimbolton, pour ensuite devenir Bolton-Centre. Le village grandira
lentement pour atteindre les 200 habitants vers 1881, alors
qu’on y compte deux magasins généraux
et deux hôtels. La population demeurera clairsemée
tout au long du XXe siècle. La région de Bolton
connut, pendant un certain temps, l’exploitation de mines de
cuivre qui fermeront vers 1876 à cause de la chute des prix.
Quant à l’opération d’une
importante fabrique de fromage, elle cessera ses activités
à la suite d’un incendie. Ces deux entreprises
avaient beaucoup contribué à l’emploi
dans la région. Mentionnons, au passage,
l’établissement d’une autre petite
communauté à Rexford’s Corner qui
deviendra Bolton-Sud (South Bolton).
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CANTON DE POTTON
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2, rue Vale Perkins
- C.P. 330
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Mansonville
(Québec) J0E 1X0
|
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Téléphone
:
|
(450) 292-3313
|
|
Télécopieur
:
|
(450) 292-5555
|
Site web : |
www.potton.ca |
|
Courriel :
|
info@potton.ca
|
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Maire :
|
Jacques Marcoux
|
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Directeur
général et
secrétaire-trésorier :
|
Thierry Roger
|
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Superficie :
|
264,1 km²
|
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Population
permanente :
|
1 760
|
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Population
saisonnière :
|
2 094
|
|
% de la population
de la MRC :
|
3,7 %
|
Histoire et patrimoine
Le Canton de Potton
comprend principalement les agglomérations de Knowlton
Landing, Vale Perkins, Highwater et le village de Mansonville.
Pendant des
décennies, les diligences qui suivaient la route de
Saint-Jean à Boston devaient traverser le lac
Memphrémagog en bac, opérant de Landing
renommé «Knowlton Landing» à
Georgeville.
La première
concession de territoire dans le canton fut accordée au
capitaine Laughlin Mclean en 1797. Au début du XlXe
siècle, les cantons de Potton et de Sutton
n’étaient pas encore alloués, les gens
s’y installaient donc illégalement.
C’est ainsi que le fondateur de Mansonville, Henry Ruiter,
s’y établit avant d’en avoir la
concession. Entouré d’un territoire agricole
prospère, le hameau de Mansonville se développa
vers 1824 à la suite de l’établissement
d’une scierie (1803), puis d’une meunerie (1811)
située au bord de la rivière.
En 1881, la population de
Mansonville s’élève à 400
habitants. La municipalité est réputée
pour ses paysages «insurpassés dans tout le
Dominion», note un observateur de
l’époque, aussi bien que pour son industrie
laitière. On y vient particulièrement pour les
fameuses sources sulfureuses «Potton Springs»,
situées à dix kilomètres au nord du
village en bordure du chemin du même nom.
Mansonville est aussi un
centre des missions protestantes d’où les diverses
dénominations rayonnent à travers le canton et la
région. Aujourd’hui, le village se distingue
à plusieurs points de vue, notamment par une grange
circulaire située en son centre et par une place publique
bordée de maisons, de commerces, de
l’édifice municipal et d’une ancienne
loge maçonnique. La grange circulaire, construite en 1910,
est imposante tant par ses dimensions (diamètre de 20
mètres) que par ses caractéristiques
architecturales. Située près de Mansonville,
l’agglomération de Vale Perkins commence
à se développer sous le nom
«Herbert’s» vers 1873. C’est en
1880 qu’apparaît l’appellation actuelle.
Le village ne connaîtra jamais d’expansion
considérable. Vale Perkins est célèbre
dans la région pour sa pierre plate sur laquelle on trouve
des pétroglyphes probablement amérindiens. On les
croit associés à un raid sur Vernon dans le
Vermont. Certaines indications laissent aussi croire que Highwater,
situé à la jonction des deux bras de la
rivière Missisquoi, était un campement
régulièrement fréquenté par
les Amérindiens.
Il convient aussi de
signaler que plusieurs grands hôtels
opérèrent dans la région,
particulièrement à Owl’s
Head : le Mountain House - 400 chambres - et le
Château Da Silva, à trois milles au sud de Vale
Perkins, qui comptait, lui aussi, des centaines de chambres. Tous deux
ont été détruits par des incendies.
L’agglomération
de Knowlton Landing, située entre Vale Perkins et Austin, a
été établie vers 1821. Au cours des
belles années de la route des Diligences, elle changea
plusieurs fois de nom... au gré des élections.
Son fondateur, Levi Knowlton, étant un libéral,
elle conserva ce nom jusqu’en 1862. Les libéraux
furent alors défaits par les conservateurs dont
l’éminence locale était John Tuck. Le
village s’appellera donc Tuck’s Landing
jusqu’au prochain changement de gouvernement pour redevenir
Knowlton’s Landing.
Les routes à
parcourir
La municipalité
de Potton est littéralement canevassée de routes
panoramiques. Parmi les principales, mentionnons la route 243
longeant la rivière Missisquoi de South Bolton à
Highwater, le chemin du Lac partant de Knowlton’s Landing
pour se rendre au mont Owl’s Head; il comporte un tunnel
d’arbres des plus pittoresques: le chemin de Leadville
partant de la frontière pour aller
jusqu’à Mansonville, puis le chemin Peabody
reliant le chemin du Lac à la route 243. Un pont couvert de
type “towne“ construit en 1896 et d’une
longueur de 31 mètres figure parmi les
éléments patrimoniaux de la région.
Localisé à proximité de la
frontière canado-américaine sur la route 243, il
a été déplacé en bordure de
la route pour être remplacé par un ouvrage plus
récent et plus adapté au trafic routier
contemporain.
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CANTON DE STANSTEAD
|
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778, chemin Sheldon
|
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Canton de Stanstead
(Québec) J1X 3W4
|
|
Téléphone
:
|
(819) 876-2948
|
|
Télécopieur
:
|
(819) 876-7007
|
|
Courriel :
|
cantonstanstead@axion.ca
|
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|
Maire :
|
Eric Evans
|
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Directeur
général et
secrétaire-trésorier :
|
Kimball Smith
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Superficie :
|
113,93 km²
|
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Population
permanente :
|
1 011
|
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Population
saisonnière :
|
1 226
|
|
% de la population
de la MRC :
|
2,1 %
|
Histoire et patrimoine
Le Canton de Stanstead est
principalement constitué des hameaux de Fitch Bay et de
Georgeville.
Fitch Bay
Comme son nom
l’indique, Fitch Bay se situe près d’une
baie du lac Memphrémagog. Cette agglomération a
commencé son développement vers le milieu du XIXe
siècle. On envisagea alors de construire un canal reliant
Fitch Bay au lac Massawippi pour favoriser la circulation des petits
bateaux à vapeur. En 1881, l’endroit compte trois
églises, trois magasins et une population de 300 habitants.
À
proximité du village, sur la route 247 Sud, on retrouve un
pont couvert (pont Narrows) bâti en 1881 par Charles
McPherson. Il est d’une longueur de 28 mètres et
en bon état de conservation. Ce pont a
succédé au premier pont conventionnel
bâti sur les «narrows» en 1802 pour
faciliter le lien entre Georgeville et Stanstead Plain. Parce que les
ponts de bois avaient une longévité
limitée à cause des intempéries qui en
hâtaient le pourrissement, les ponts couverts semblaient la
meilleure solution. À noter aussi, au cœur du
village, l’église anglicane St. Matthias de style
néo-gothique construite en 1889.
Georgeville
Georgeville ayant
longtemps été l’une des principales
localités de la région, ce village a
accumulé un imposant bagage historique.
En 1797, Moses Copp et sa
famille quittent la rive ouest du Memphrémagog et
s’installent sur la rive opposée pour
opérer un service de traversier reliant les deux rives. Ce
traversier reste en fonction jusqu’en 1850. Le lieu
reçoit alors le nom de Copp’s Ferry. Au fil des
ans, le nombre de colons croît, on construit un
hôtel pour les voyageurs de passage, des boutiques, une
école. Le traversier joue un rôle majeur pour
l’époque, il est un maillon important sur la route
qui relie Stanstead Plain et le Richelieu. Les voyageurs en provenance
du Canton de Potton ont comme choix d’emprunter le traversier
ou un parcours plus difficile, celui du pourtour du lac
jusqu’à Magog, pour ensuite redescendre
jusqu’à Georgeville par bateau. En 1822
Copp’s Ferry devient Georgeville. Une première
hypothèse veut que ce nom ait été
choisi pour souligner la naissance du premier enfant du village, George
Fitch Copp, le fils de Moses. Une deuxième
hypothèse est reliée à
l’obtention d’un bureau de poste; on crut avoir de
meilleures chances en désignant l’endroit du nom
du souverain régnant, George IV.
Georgeville devient alors
un lieu de villégiature achalandé.
L’Hôtel Elephantis (du nom d’un massif
montagneux qui fait face à Georgeville) est un des
établissements qui fait parler. Il abrite une salle de danse
qui suscite l’ire des méthodistes du village, car
ils réprouvent la consommation d’alcool
qu’on y fait. Dans la nuit du 15 juillet 1898, la femme du
propriétaire fait une malencontreuse chute, une lampe au
kérosène à la main. En quelques
heures, l’hôtel et onze maisons avoisinantes sont
détruits. Georgeville ne se remettra jamais de ce
désastre. Plusieurs bateaux à vapeur font leur
apparition sur le lac, notamment, le Mountain Maid qui fera la navette
Magog-Newport entre 1860 et 1892 et, plus tard, le
célèbre « Lady of the Lake »
fera aussi les beaux jours du lac.
Les routes à
découvrir
Le chemin
Brown’s Hill situé entre Ayer’s Cliff et
Fitch Bay offre plusieurs panoramas particulièrement
intéressants pour le voyageur qui désire
s’aventurer dans l’arrière-pays. De
plus, deux routes panoramiques partent du cœur du village de
Georgeville. Le chemin Magoon Point qui longe le lac offre, sur
quelques kilomètres, des points de vue
intéressants du Memphrémagog. Le chemin Channel
suit d’abord la route 247 en direction de Fitch Bay. Le
voyageur qui continue en ligne droite sur ce chemin rejoint
à nouveau la route 247 qui mène à
Beebe Plain.
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CANTON D'ORFORD
|
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2530, chemin du Parc
|
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Orford
(Québec) J1X 8R8
|
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Téléphone
:
|
(819) 843-3111
|
|
Télécopieur
:
|
(819) 843-2707
|
|
Courriel :
|
gilbert@canton.orford.qc.ca
|
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Site web :
|
www.canton.orford.qc.ca
|
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Maire :
|
Pierre Bastien
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Directrice
générale et:
secrétaire-trésorière :
|
Danielle Gilbert
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Superficie :
|
135,25 km²
|
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Population
permanente :
|
3 122
|
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Population
saisonnière :
|
2 531
|
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% de la population
de la MRC :
|
6,6 %
|
Histoire et patrimoine
Le Canton
d’Orford est représentatif de la
démarche de toponymie utilisée par les arpenteurs
du gouvernement du Bas-Canada dans la désignation des
Townships. Orford rappelle le nom d’un village dans le
comté de Suffolk, en Angleterre; bien qu’on trouve
l’appellation Oxford sur certaines cartes, Orford
s’est imposé pour décrire la
municipalité en 1855, le lac (1831), puis la montagne
(1863). Le canton sera inhabité pendant longtemps
à cause de son relief montagneux, impropre à la
culture du sol. La British American Land Company a eu le mandat
d’organiser, au cours du XIXe siècle,
l’immigration britannique dans la région. Le
village de Cherry River avec église, école et
bureau de poste se développe dès ce moment.
Aucun
événement majeur ne viendra troubler la
région jusqu’à la fin des
années 1920. À cette époque, le
docteur George Austin Bowen, ancien maire de Magog et
personnalité influente, est convaincu qu’il faut
faire du mont Orford un parc protégé par une loi
provinciale. Il y travaillera avec acharnement pendant près
de vingt ans, tentant de rallier autour de lui les intervenants
économiques régionaux en misant sur
l’attrait touristique du site. En 1938, le gouvernement
provincial établira le Parc provincial du Mont-Orford, et
vingt-sept municipalités de la région
participeront à la levée de fonds entreprise pour
acheter des terrains; quatre années seront
nécessaires pour compléter ces achats. Alors que
plusieurs tracés de chemins sont
évalués, on retient celui qui partira de Cherry
River : il liera davantage le village à la montagne.
Au cours des
années 1930-1940, une initiative du Magog Social &
Curling Club permettra le développement du terrain de golf
avec l’aide du célèbre skieur Herman
Smith «Jackrabbit» Johannsen. On tracera, vers la
même époque, les pistes de ce qui deviendra la
station de ski du mont Orford (certaines pistes existaient
déjà, mais étaient peu praticables);
on fondera alors le premier club de ski.
Avec la Seconde Guerre
mondiale, le gouvernement se désengage et des promoteurs
locaux prennent la relève. Le premier chalet de ski est
ouvert en février 1943; il servira de colonie de vacances
pour des enfants d’ouvriers de Magog durant la saison
estivale. La même année, on construit un autre
camp de vacances, celui de Notre-Dame-de-la-Protection
destiné à aider des tuberculeux, des orphelins et
des personnes handicapées à se
réintégrer dans la société.
C’est au début des années 1950
qu’une société de musiciens connue sous
le nom de Jeunesses Musicales du Canada, obtient la permission
d’occuper les locaux du camp de Notre-Dame-de-la-Protection.
Le Centre d’Arts vient de naître. Il est le premier
camp musical au Canada et offre le premier festival de musique
classique au pays. Au fil des décennies 1950 et 1960, la
modernisation progressive des équipements et le
développement de la région commencent
à attirer les investisseurs. Les activités se
diversifient, le ministère du Loisir, de la Chasse et de la
Pêche s’implique et aménage des terrains
de camping, des zones pour pique-niqueurs, des sentiers
d’exploration de la nature et des pistes de ski de
randonnée.
Les routes à
parcourir
La route 141 Nord qui
mène jusqu’au parc national du Mont-Orford est
pittoresque. L’amateur de plein air peut profiter de son
passage pour se rendre au sommet de la montagne à pied ou en
télésiège, selon les saisons, et ainsi
découvrir des panoramas exceptionnels.
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CANTON DE HATLEY
|
 |
|
Superficie :
|
71,51km²
|
|
Population
permanente :
|
1 873
|
|
Population
saisonnière :
|
230
|
|
% de la population
de la MRC :
|
4 %
|
Histoire et patrimoine
Connu aussi sous le nom de
Minton, le cœur du Canton de Hatley se nommait Maple Hill
jusqu’en 1896, date à laquelle les
autorités du canton font une demande pour y ouvrir un bureau
de poste. Grande déception, on découvre
qu’il existe déjà un Maple Hill dans la
région du lac Mégantic. Minton sera donc le nom
choisi pour ce carrefour.
Au début du
siècle, à cette croisée des chemins,
on retrouve l’église unie du Canada de style
néo-gothique construite en 1894, une vieille
école, des abris pour chevaux, une crémerie et
une maison de forgeron qui sert tant de bureau de poste que de magasin
général. Par la suite, d’autres forges
et une manufacture de fromage et de beurre viennent marquer
l’apogée de Minton. À partir des
années 1950, la population diminue, puis le village meurt.
Aujourd’hui, l’église est le seul
témoin de l’existence de cette
agglomération jadis prospère, mais elle ne sert
plus qu’une fois par année et son
cimetière a été
déménagé à North Hatley.
Les routes à
parcourir
Pour trouver Minton, il
faut emprunter, à partir de North Hatley, le pittoresque
chemin University qui mène vers Sherbrooke. À
l’est de North Hatley, la route 143 passe par Lennoxville et
se rend jusqu’à Stanstead Plain, en traversant une
partie du Canton de Hatley. Cette route offre dans son ensemble une
série de paysages enchanteurs du lac Massawippi et des
terres de Hatley.
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EASTMAN
|
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160, chemin
George-Bonnallie
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Eastman
(Québec) J0E 1P0
|
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Téléphone
:
|
(450) 297-3440
|
|
Télécopieur
:
|
(450) 297-3448
|
Site web : |
www.muneastman.ca |
|
Courriel :
|
municipaliteeastman@bellnet.ca
|
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Maire :
|
Gérard
Marinovich
|
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Directrice
générale et
secrétaire-trésorière :
|
Caroline Rioux
|
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Superficie :
|
68,87 km²
|
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Population
permanente :
|
1 605
|
|
Population
saisonnière :
|
1 582
|
|
% de la population
de la MRC :
|
3,4 %
|
Histoire et patrimoine
La municipalité
d’Eastman regroupe depuis le 30 mai 2001 la
municipalité de Stukely-Sud et le village
d’Eastman.
Stukely
C’est en 1845
que fut créée la Municipalité de
Stukely-Sud. Deux ans plus tard, elle était
scindée en deux municipalités distinctes, soit
South Stukely et North Stukely. Le nom de Stukely,
qu’on orthographiait autrefois Stuckely, rappelle un village
du Huntigdonshire dans le centre de l’Angleterre.
À partir de 1993, Stukely-Sud fut nommée
Municipalité de Stukely.
Si South Stukely
s’est développé grâce au
chemin de fer, il ne faut pas oublier que l’endroit se trouve
le long d’une ancienne voie de communication importante entre
Montréal et la Nouvelle-Angleterre. Lors de sa
construction au milieu du 19e siècle, on
l’appelait «le chemin de
Montréal». C’était
la belle époque des diligences et c’est pourquoi
les autorités municipales ont adopté le
gentilé Diligent(e) en 1986 pour désigner leurs
concitoyens et concitoyennes.
Eastman
D’abord
appelé Dingman’s Flats en l’honneur
d’un de ses premiers habitants, le village
d’Eastman est officiellement né en 1889, bien que,
depuis 1880, on utilise cette appellation aux Postes. Le nom
d’Eastman provient probablement du nom d’un des
partenaires du pionnier Nicholas Austin, John Eastman. Comme la plupart
des municipalités environnantes, les premières
années de son existence sont directement liées
aux mines de cuivre locales, notamment celle de Dillonton. Quant au lac
au pied du mont Orford, il s’est appelé
successivement lac Missisquoi, lac Eastman et maintenant lac
d’Argent. Après la fermeture des mines vers 1860,
c’est l’industrie du bois (Eastman Lumber Company)
qui fera vivre la région desservie par le lien ferroviaire
reliant Magog et Waterloo. Majoritairement anglophone durant sa
période minière (à cause notamment des
mineurs venus du Cornwall, en Angleterre, pour y travailler), Eastman a
vu sa population francophone croître avec
l’arrivée du chemin de fer vers 1860 comme partout
ailleurs dans la région. Lorsque le Canadien Pacifique a
entrepris la construction de la ligne Montréal - Halifax,
les locomotives utilisant le bois comme combustible firent
d’Eastman un arrêt sur le parcours.
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HATLEY
|
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2100, route 143
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|
Hatley
(Québec) J0B 4B0
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Téléphone
:
|
(819) 838-5877
|
|
Télécopieur
:
|
(819) 838-4646
|
|
Courriel :
|
hatley@xplornet.com
|
|
|
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Maire :
|
Jacques de
Léséleuc
|
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Directeur
général et
secrétaire-trésorier :
|
Roland Gascon
|
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Superficie :
|
60,67 km²
|
|
Population
permanente :
|
816
|
|
Population
saisonnière :
|
428
|
|
% de la population
de la MRC :
|
1,7 %
|
Histoire et patrimoine
La municipalité
de Hatley comprend principalement les hameaux de Massawippi et de
Hatley.
Massawippi
La localité de
Massawippi est une des plus anciennes agglomérations de la
région. Le premier colon de cette région, Stephen
Burrough, s’y établit vers 1800 et nomme
l’endroit Burrough’s Fall. En 1810, on construit un
premier moulin à scie et un moulin à farine,
puis, quelques années plus tard, une distillerie. En bordure
de la route 143, on peut voir les vestiges d’un des deux
moulins. La population ne dépassa jamais les 200 habitants.
Le visiteur de passage
à Massawippi trouvera sur la route 208 une église
union de style néo-classique érigée en
1861, puis un édifice communautaire typique à la
région et un petit cimetière qui marque avec
sérénité le passage des ans.
Le village de Hatley
À
l’origine, il semble que ce soit la «Company of
Associates» qui développa la région.
Les deux dirigeants de cette compagnie étaient Ebenezer
Hovey, Américain, et Henry Cull, Britannique. Ensemble, vers
1803, ils obtinrent une concession de 24 000 acres. Alors que Henri
Cull s’implanta dans le secteur nord du comté de
Hatley (ainsi désigné par l’arpenteur
en souvenir d’une ville des îles britanniques),
Ebenezer Hovey et ses associés
s’installèrent dans la portion sud de ce qui
deviendra Hatley. C’est approximativement à deux
kilomètres au nord du présent village que
s’installèrent les premiers colons. Vers 1820, le
village de Hatley porte le nom de Charleston, du nom du
révérend Charles Stewart, premier pasteur
anglican de l’endroit. Le village se développe
assez rapidement, en partie grâce au commerce de la potasse
et à la fabrication du whisky.
Avec le village de
Stanstead Plain, il est à cette époque un des
deux centres importants du comté de Stanstead. En 1874, ce
village qui compte une trentaine de familles commence à voir
son importance régresser au profit de Compton et de North
Hatley. L’église anglicane St-James est le plus
vieux temple anglican de l’Estrie. Construit en 1829, elle a
vu sa façade et son clocher détruits par une
tornade en 1871, puis rebâtis. L'église a
été restaurée en 2004.
Hatley est un bel exemple
des efforts déployés par les colons anglophones
de la région afin de structurer leur
société. En raison des distances importantes qui
isolaient le petit hameau des cours de justice de Montréal,
Trois-Rivières et Québec, peu
d’obstacles se dressaient en théorie sur le chemin
des voleurs, contrebandiers et criminels de tout acabit. Il arrivait
donc que les colons se fassent justice eux-mêmes. Toutefois,
en 1823, les notables de Hatley se réunirent pour former la
« Society for the Suppression of Felonies, Vice and
Misdemeanors in the Village of Charleston ». On
rédigea une charte des principaux règlements
à respecter. On désigna alors des percepteurs
qui, en fonction de la valeur des propriétés
détenues par les colons, levaient des taxes pour constituer
un fonds monétaire afin d’administrer la justice
(plus précisément les coûts du
transport d’un criminel jusqu’à
Montréal pour y subir son procès). On
désigna même une dizaine de « Pursuers
» qui étaient des policiers volontaires. La
société compta près de cent trente
membres et constitua une des premières formes de justice
organisée dans la région.
Les routes à
parcourir
Massawippi est
l’un des sites les plus pittoresques de la MRC de
Memphrémagog. La route étroite bordée
de vieux érables évoque un corridor
voûté de feuilles et présente un
équilibre des plus apaisants. La route 143 traverse la
municipalité dans sa longueur. Elle offre des points de vue
du lac Massawippi et du pays environnant. À
l’entrée du village de Massawippi, une jonction
rattachée à la route 208 vous mènera
jusqu’au village de Hatley tout en vous faisant
découvrir un autre parcours panoramique. La route 208 en
direction ouest vous mènera à Ayer’s
Cliff.
Au village de Hatley
débute le chemin North qui relie le village à la
route 143; bien que ce chemin soit en gravier, il offre, à
l’automobiliste ou au cycliste peu pressé par le
temps, une occasion de découvrir un autre ensemble de
paysages charmeurs. Le village de Hatley a conservé un
caractère rural des plus pittoresque. Une
activité agricole se manifeste d’ailleurs
jusqu’en bordure du village. Il importe donc d’y
rouler lentement, ou, mieux encore, de prendre le temps d’y
vagabonder à pied. Le voyageur arrivant par la route 208 en
provenance de Massawippi trouvera de beaux paysages sur ce
tronçon de route.
|
MAGOG
|
 |
|
7, rue Principale Est
|
|
Magog
(Québec) J1X 1Y4
|
|
Téléphone
:
|
(819) 843-6501
|
|
Télécopieur
:
|
(819) 843-3599
|
|
Courriel :
|
info@ville.magog.qc.ca
|
|
Site web :
|
www.ville.magog.qc.ca
|
|
|
|
Mairesse :
|
Vicki May Hamm
|
|
Directeur
général :
|
Gilles Bertrand
|
|
Superficie :
|
145,68 km²
|
|
Population
permanente :
|
25 126
|
|
Population
saisonnière :
|
3 234
|
|
% de la population
de la MRC :
|
53,3 %
|
Histoire et patrimoine
The Outlet, qui signifie
«décharge du lac», a
été le nom utilisé officiellement
pendant plusieurs décennies pour désigner le
hameau prospère situé à
l’extrémité nord du lac
Memphrémagog qui allait devenir, en 1890, la Ville de Magog.
La coupe et le flottage du bois ont constitué pendant
longtemps les pivots de l’économie locale.
Le hameau
connaît un bel essor grâce à
l’arrivée, vers 1797, de Ralph Merry III que
l’on considère comme le fondateur de Magog,
C’est à ce dernier que l’on doit la
construction d’un premier barrage, du
côté nord de la rivière, où
passe maintenant le chemin de fer. L’énergie
hydroélectrique fournie par ce barrage lui permet
d’exploiter des moulins à farine, à
scie et à cardes.
En 1835,
l’ouverture d’un relais de diligences sur le trajet
Montréal-Sherbrooke facilite l’accès
à Magog et, vers 1840, un nombre important
d’immigrants irlandais catholiques s’installent sur
la rive est du lac. Cette première moitié du 19e
siècle consacre l’arrivée de
l’industrie de la villégiature (hôtels
et navigation saisonnière sur le lac).
À la fin du 19e
siècle, la venue du chemin de fer et
l’implantation de l’industrie textile permettent le
développement de la communauté qui voit sa
population doubler entre les années 1881 et 1891.
La présence de
l’industrie textile à Magog ne date donc pas
d’hier. La première compagnie qui
s’implante est la Magog Cotton & Print Company
fondée par le gendre de Ralph Merry, A.H. Moore, en 1884.
Elle est vendue en 1899 à la Dominion Cotton Mills puis
rachetée en 1905 par la Dominion Textile.
Aujourd’hui, elle appartient en partie à C.S.
Brooks Canada.
Le poids
économique et l’influence politique de la
compagnie de textile marquent la fin du 19e siècle. La
coopération de l’entreprise avec la Ville permet
à celle-ci de développer des services de
santé et de loisirs. Le pouvoir hydroélectrique a
toujours représenté un important sujet de
discussion entre la compagnie et la jeune municipalité. En
1911-1912, à la suite de longues négociations, la
construction d’une centrale hydroélectrique plus
moderne est entreprise afin de répondre aux besoins sans
cesse croissants de la ville et de la compagnie. D’autres
ententes vont suivre, avec la Ville de Sherbrooke et des entreprises
environnantes qui dépendent elles aussi du niveau
d’eau de la rivière Magog, procurant ainsi
à Magog une influence plus marquée sur la
scène régionale.
La pauvreté
relative des catholiques explique, en partie, qu’ils doivent
se contenter des secours spirituels de prêtres missionnaires
durant quelques décennies. En octobre 1861, presque vingt
ans après l’arrivée des
premières familles catholiques-irlandaises, la paroisse
Saint-Patrice de Magog ouvre ses registres paroissiaux. Trois autres
paroisses sont créées entre les années
1921 et 1949 : Sainte-Marguerite-Marie, Saint-Jean Bosco puis
Saint-Jude. C’est au travail de la communauté
religieuse que l’on doit l’érection des
premières écoles catholiques et d’une
crèche (1907) qui devient par la suite
l’hôpital La Providence (1939). La population de
Magog, majoritairement francophone, augmente rapidement, passant de
2 100 personnes en 1891 à 3 516 en 1901,
à 6 302 en 1931 puis à 12 423
en 1951.
Le Magog
d’après-guerre connaît une
ère d’expansion et de modernisation qui attire un
grand nombre d’entreprises et de commerces.
L’amélioration du réseau routier permet
l’émergence d’une industrie touristique
quatre saisons dont la croissance se poursuit de nos jours.
Magog, aujourd’hui
En 2002, Magog est
regroupée avec le Canton de Magog et le Village
d’Omerville, créant ainsi une seule grande ville
de 23 488 citoyens (décembre 2002).
Replacée dans un contexte historique, la création
de la nouvelle Ville de Magog s’appuie sur un fort sentiment
d’appartenance fondé sur plus de deux
siècles de partage et de mise en valeur d’un
territoire commun.
Aujourd’hui,
Magog, au cœur de la MRC de Memphrémagog, est un
centre régional des plus dynamiques. Avec sa position de
pivot à l’extrémité nord du
lac Memphrémagog, elle rayonne en étoile pour
fournir l’essentiel des services publics et privés
ainsi que des emplois, partagés à parts
égales entre les services et le secteur manufacturier. Elle
exploite toujours son propre réseau de production et de
distribution d’électricité.
Localisée
à une centaine de kilomètres de
Montréal et à trente minutes de la
frontière des États-Unis, Magog se situe
stratégiquement entre les marchés canadiens et
américains auxquels elle est reliée par un
réseau de communication particulièrement bien
développé.
La ville
possède une économie
équilibrée et diversifiée. On y
retrouve des entreprises dynamiques et de prestige œuvrant
dans les secteurs industriel, commercial et touristique, et plusieurs
d’entre elles se sont taillé une place de choix
sur les scènes nationale et internationale.
Magog est
également le noyau d’une région
touristique fort bien pourvue en infrastructures sportives, culturelles
et récréatives. De plus, elle
bénéficie d’un climat
tempéré lui permettant d’accueillir les
touristes et villégiateurs en toutes saisons.
Les Magogois et les
Magogoises peuvent profiter à la fois de la
quiétude d’une petite municipalité et
des services d’une grande ville et ce, à longueur
d’année. Ils ont accès aux
écoles, aux services de santé, à une
multitude d’activités
récréatives et culturelles ainsi
qu’à de nombreux espaces verts. Ils jouissent
d’un environnement exceptionnel et d’une
qualité de vie indéniable.
|
NORTH HATLEY
|
 |
|
3125, chemin Capelton
|
|
North Hatley
(Québec) J0B 2C0
|
|
Téléphone
:
|
(819) 842-2754
|
|
Télécopieur
:
|
(819) 842-4501
|
|
Courriel :
|
villagenorthhatley@qc.aira.com
|
|
Site web :
|
www.northhatley.org
|
|
|
|
Maire :
|
Michael Page
|
|
Directeur
général et
secrétaire-trésorier :
|
Léonard
Castagner
|
|
Superficie :
|
3,23 km²
|
|
Population
permanente :
|
754
|
|
Population
saisonnière :
|
227
|
|
% de la population
de la MRC :
|
1,6 %
|
Histoire et patrimoine
North Hatley a
été fondée officiellement en 1897,
mais la région a d’abord été
occupée et dénommée
« Hatley » en 1793 par Henry Cull et
Ebenezer Hovey, deux immigrants venus des États-Unis.
Quelques-uns des descendants des premiers occupants de la
municipalité vivent toujours ici : les Wadleigh,
Davies, Hovey, Jackson, Little, Reed, Hawse et LeBaron sont des
familles toujours actives dans la communauté
aujourd’hui.
Les résidants
de la communauté naissante gagnaient leur vie
grâce à une variété
d’occupations allant des plus traditionnelles (agriculture,
foresterie) aux plus inhabituelles productions de la potasse et
tourisme. Avec le temps, l’industrie touristique a
éclipsé les autres sources locales de revenus et
North Hatley a progressivement acquis, vers la fin des
années 1800, la réputation
d’être un lieu de villégiature de choix
pour riches Américains.
Les routes à
parcourir
North Hatley, par son
importante concentration de résidences prestigieuses
situées à proximité d’un
village traditionnel, est l’un des sites patrimoniaux les
plus riches de la MRC de Memphrémagog. La
municipalité compte aussi plusieurs charmantes petites
églises protestantes. De par son encadrement
géographique, le lac donne au village la forme
d’un amphithéâtre naturel. Le visiteur,
descendant des collines pour le découvrir, aura sans doute
l’impression d’arriver en vue d’un loch
écossais.
|
OGDEN
|
 |
|
70, chemin Ogden
|
|
Ogden
(Québec) J0B 3E3
|
|
Téléphone
:
|
(819) 876-7117
|
|
Télécopieur
:
|
(819) 876-2121
|
|
Courriel :
|
mun.ogden@gmail.com |
|
Maire :
|
Joe Stairs
|
|
Directrice
générale :
|
Renée
Donaldson
|
|
Superficie :
|
75,49 km²
|
|
Population
permanente :
|
764
|
|
Population
saisonnière :
|
594
|
|
% de la population
de la MRC :
|
1,6 %
|
Histoire et patrimoine
L’ensemble de la
municipalité d’Ogden est un écheveau de
petites routes de campagne où chaque croisement abrite ce
qui reste des agglomérations du XIXe siècle aux
noms pittoresques comme Griffin, Comstock Mills ou Marlington.
Graniteville est
située à la croisée des chemins
Cedarville et Marlington. Bien que l’agglomération
ait toujours compté très peu
d’habitants, sa réputation et son nom reposent sur
les imposantes carrières de granit qui y sont en
opération, dont certaines depuis 1890. On y trouve aussi un
temple de l’Église unie d’architecture
traditionnelle (1896). Aujourd’hui, Tomifobia est
à peine un carrefour au bord de la rivière. Jadis
désigné comme Smith’s Mills, ce village
regroupait de nombreux moulins associés aux exploitations
forestières locales. Le chemin de fer traversait
l’agglomération à compter de 1860. Il
est maintenant transformé en piste cyclable (Ayer's Cliff
à Stanstead). La seule église, anglicane,
érigée en 1910, est maintenant à
l’abandon et Tomifobia est aujourd’hui paisiblement
résidentiel.
Les routes à
parcourir
La route 247 traverse du
nord au sud la municipalité d’Ogden. Le voyageur
qui l’emprunte de Fitch Bay et Beebe Plain traverse deux
tunnels d’arbres, celui d’Applegrove à
proximité du pont couvert de l’isthme de Fitch Bay
et celui de Griffin.
C’est aussi en
suivant la route 247 Sud, immédiatement après
avoir passé le pont qui enjambe la baie de Fitch, que vous
trouverez à votre droite le chemin Cedarville. Durant la
belle saison, ce chemin qui longe la baie et le lac, pour se terminer
à Graniteville, permet une randonnée des plus
charmantes.
|
STANSTEAD
|
 |
|
425, rue Dufferin
|
|
Stanstead
(Québec) J0B 3E2
|
|
Téléphone
:
|
(819) 876-7181
|
|
Télécopieur
:
|
(819) 876-5560
|
Site web : |
www.stanstead.ca |
|
Courriel :
|
info@stanstead.ca
|
|
|
|
Maire :
|
Philippe Dutil
|
|
Directeur
général et
secrétaire-trésorier :
|
Guillaume
Labbé
|
|
Superficie :
|
21,93 km²
|
|
Population
permanente :
|
2 902
|
|
Population
saisonnière :
|
8
|
|
% de la population
de la MRC :
|
6,2 %
|
Histoire et patrimoine
Membre de l'Association
des plus beaux villages du Québec, la ville de Stanstead
offre aux visiteurs une richesse patrimoniale, historique et
architecturale permettant de mieux cerner la grande et la petite
histoire de cette ville. La ville, telle qu’on la
connaît aujourd’hui, est issue du regroupement des
villages de Stanstead Plain, Rock Island et Beebe Plain depuis le 15
février 1995 par le décret gouvernemental 119-95.
Toutefois, de façon historique, il est
intéressant de parler de chacun de ces villages.
Stanstead Plain
Stanstead Plain, dont les
origines remontent aux environs de 1796, fut colonisé par
Johnson Taplin et ce n’est que vers 1808 qu’on
déboisa et qu’on traça ce qui est
aujourd’hui connu sous le nom de rue Dufferin,
l’artère principale de la municipalité.
En 1855, ce village est reconnu comme corporation municipale par la
législature provinciale. Au début du XIXe
siècle, Stanstead Plain devient rapidement l’un
des deux villages les plus importants de la partie sud-est de la MRC de
Memphrémagog, l’autre étant
Georgeville. Dès le milieu du siècle, il est le
centre culturel et économique du comté alors que
Rock Island n’en est que la banlieue. Cette situation
s’inversera plus tard. La prééminence
régionale de Stanstead Plain s’éteindra
à la fin du XIXe siècle au profit de Sherbrooke.
Rock Island
En 1798, Samuel et Selah
Pomroy vinrent du Massachussetts et construisirent des demeures en bois
qui servaient de haltes et refuges pour les immigrants. Les premiers
habitants s’établirent sur les berges de la
rivière Tomifobia. En 1802, on y construisit un pont pour
faciliter l’accès à Derby Line.
L’année suivante, le colonel Charles Kilborn
bâtit un moulin à scie et un moulin à
blé puis érigea un barrage sur la
rivière pour les alimenter. Un peu plus tard, il fit creuser
un canal dans la courbe de la rivière. Ce territoire
situé entre le canal et la rivière fut
désigné Rock Island. Une de ses
particularités vient du fait que la ville est sise sur la
frontière canado-américaine, une de ses
artères voyant les résidences situées
sur le côté nord en territoire canadien alors que
leurs voisines d’en face sont en territoire
américain.
Beebe Plain
Beebe Plain fut
colonisé vers 1789 par M. Zeba Beebe, natif du Connecticut.
Il y demeura seul avec sa famille jusqu’en 1800. Harnachant
la rivière Tomifobia, un moulin à scie
s’y implante comme première entreprise en 1863. En
1869, Beebe Plain possède une église, deux
magasins, un bureau de poste, un poste de douanes et quelques maisons.
Le village apparaîtra officiellement en 1873 alors
qu’il se sépare du Canton de Stanstead pour
devenir une entité municipale distincte. Dès
1874, on entreprend les travaux pour construire un centre de
villégiature comprenant une salle oratoire, une salle
à manger et une trentaine de chalets. Il attira chaque
année des milliers de personnes, pour la plupart des
Américains venus de New York ou Boston par trains
nolisés afin d’écouter orateurs,
chanteurs et grands orchestres. Un incendie ravagera le complexe en
1935. L’industrie du granit est sans contredit un des
éléments économiques clés
de l’histoire de la région. Plusieurs entreprises
exploitant des carrières ont contribué au
développement de Beebe Plain et des municipalités
avoisinantes. Un grand nombre de tailleurs de pierre et de sculpteurs
ont signé édifices, monuments et œuvres
d’art à partir de cette pierre extraite du sol de
cette région.
Les routes à
parcourir
En quittant
l’autoroute 55 (sortie 2), si vous empruntez la rue Dufferin,
vous entrez dans la municipalité de Stanstead. Cette
artère vous permettra de découvrir
l’histoire de la ville.
La route 247 longe la
frontière en direction de l’ancien secteur de
Beebe Plain, vous traverserez alors ce qui était autrefois
Rock Island. Cette rue pittoresque change de nom pour devenir
successivement le boulevard Notre-Dame, la rue Railroad et la rue
Canusa. La meilleure manière de découvrir ce
secteur est d’emprunter cette route qui, par la suite, vous
mène vers les carrières de Graniteville.
Le long du boulevard
Notre-Dame, vous croiserez la rue Church qui vous mènera
à la célèbre bibliothèque
et salle d’opéra Haskell (monument historique).
Cet édifice de renommée mondiale chevauche la
frontière entre le Canada et les Etats-Unis.
|
ST-BENOÎT-DU-LAC
|
 |
|
Superficie :
|
2,27 km²
|
|
Population
permanente :
|
48
|
|
% de la population
de la MRC :
|
0,1 %
|
Histoire et patrimoine
À deux
kilomètres du petit village d’Austin, le visiteur
trouvera un havre de paix peu commun : l’Abbaye de
Saint-Benoît-du-Lac. Dans ce monastère vivent une
cinquantaine de religieux dont la vie quotidienne est régie
par la règle monastique rédigée par
saint Benoît de Nursie (480 - 547), d’où
leur appellation de
«bénédictins». Les membres de
cette communauté mènent une vie contemplative
centrée sur la recherche de Dieu, la prière et le
travail. En plus de leurs travaux manuels et de toutes les
tâches requises par l’entretien de leur
propriété, les moines mènent une vie
religieuse intense, se réunissant à sept reprises
au cours de la journée pour célébrer
divers offices auxquels peut assister le public. Les
Bénédictins tiennent une hôtellerie,
font l’élevage de bovins charolais et exploitent
deux vastes vergers (production de compote et de cidre) ainsi
qu’une fromagerie dont les produits sont
distribués à grande échelle.
En 1912, Dom Paul Vannier
débarquait au Canada en vue de trouver un nouveau site pour
les membres de sa congrégation chassés de leur
abbaye de Normandie, en France. En décembre de la
même année, six mois après son
arrivée, Dom Vannier achetait le terrain et les petits
bâtiments de bois qui deviendraient l’abbaye. La
pauvreté, l’isolement, l’ampleur des
travaux à exécuter et le nombre limité
de religieux rendirent très difficiles les
premières années du monastère. En
1935, après 23 années d’existence, le
monastère obtenait le statut de prieuré
conventuel, ce qui en faisait une maison autonome. En janvier 1938, on
décidait la construction du présent
monastère. Dom Paul Bellot, bénédictin
de l’abbaye française de Solesmes et architecte
réputé, accepta le défi de tracer les
plans du nouvel édifice. Après deux ans de
travaux, les bâtiments érigés avec du
granit de la région furent bénis le 11 juillet
1941. On transforma alors une partie du premier monastère en
hôtellerie pour recevoir les nombreux hôtes venus
chercher paix, recueillement et prière.
Durant
l’abbatiat de Dom Odule Sylvain, on construisit, de 1955
à 1962, l’hôtellerie, la crypte de
l’église et le clocher. Les plans furent
tracés par Dom Claude-Marie Côté, moine
architecte et disciple de Dom Bellot. Enfin, de 1990 à 1994,
on édifie l’église abbatiale suivant
les plans de Dan Hanganu.
|
STE-CATHERINE-DE-HATLEY
|
 |
|
Superficie :
|
81,43 km²
|
|
Population
permanente :
|
2 489
|
|
Population
saisonnière :
|
1 058
|
|
% de la population
de la MRC :
|
5,3 %
|
Histoire et patrimoine
À
l’origine, le village de Sainte-Catherine-de-Hatley, aussi
connu sous le nom de Katevale, fut colonisé par des
Loyalistes et c’est à partir de la fin du XIXe
siècle qu’il s’est
véritablement développé avec
l’arrivée d’une forte population
francophone. Au début des années 1840, lorsque
les terres seigneuriales affichent une surpopulation, commence alors
l’exode vers les Townships. Au départ, le
territoire de Sainte-Catherine-de-Hatley comprend 100 concessions
distribuées à des Loyalistes et des Britanniques
entre 1803 et 1832. Les premières familles francophones
arrivent au début des années 1840
s’installant vis-à-vis du noyau villageois actuel
et le premier tronçon du chemin du Lac. Entre 1844 et 1851,
la population francophone se multiplie par deux fois et demi.
Les routes à
parcourir
Par sa localisation
privilégiée en bordure du plateau
géographique Hatley-Ascot, le village de
Sainte-Catherine-de-Hatley domine la vallée de la
rivière Magog et le versant nord-est du plateau de Magog. On
s’y rend à partir de Magog en empruntant la route
108. Le village repose dans un espace boisé au sommet
d’une colline. Le clocher de l’église
est un repère visible tout au long de l’approche.
Le visiteur trouvera donc à Sainte-Catherine-de-Hatley des
panoramas dominant la région. S’il bifurque sur le
chemin Hovey en se dirigeant vers North Hatley, il
découvrira des vues saisissantes du lac Massawippi, du
village de North Hatley et des collines environnantes.
Toujours de
Sainte-Catherine-de-Hatley, on accède au chemin de la
Montagne, une des nombreuses lanières agricoles de la
région. On y retrouve le relief vallonné et les
paysages champêtres de cette contrée dite
«Des Sommets».
|
ST-ÉTIENNE-DE-BOLTON
|
 |
|
9, rang de la
Montagne
|
|
Saint-Étienne-de-Bolton
(Québec) J0E 2E0
|
|
Téléphone
:
|
(450) 297-3353
|
|
Télécopieur
:
|
(450) 297-0412
|
|
Courriel :
|
stetiennedebolton@axion.ca
|
|
|
Site Web : |
www.sedb.qc.ca |
|
Maire :
|
Pierre Patry
|
|
Directrice-générale
et
secrétaire-trésorière :
|
Pauline Desautels
|
|
Superficie :
|
47,99 km²
|
|
Population
permanente :
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528
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Population
saisonnière :
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568
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% de la population
de la MRC :
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1,1 %
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Histoire et patrimoine
La venue de pionniers dans
la région de Saint-Étienne-de-Bolton remonte,
semble-t-il, au lendemain des troubles de 1837. Les familles
Désaultels, Vincent et Decelles arrivent respectivement de
Saint-Charles, de Saint-Denis et de Saint Hugues-sur-Richelieu. Elles
ont formé le premier noyau francophone dans les
comtés de Shefford et de Brome.
La corporation municipale
fut établie en 1939 et tient son toponyme du premier
curé de la paroisse l’abbé
Étienne-Hippolyte Hicks. Les notes conservées au
presbytère de Saint-Étienne, construit en 1862,
précisent que, dès 1842, des missionnaires venus
de Saint-Césaire et de Montréal visitaient la
région. La paroisse fut érigée
canoniquement en mars 1872, alors qu’elle comptait presque
100 résidents catholiques. De Saint-Étienne, les
prêtres résidents desservaient Mansonville et
Eastman à partir de 1894, Austin (Bolton -Est) en 1897 et
Bolton-Sud en 1944.
Saint-Étienne-de-Bolton
est reconnu pour ses belvédères aux horizons
majestueux, ses vallées où on trouve paix et
tranquillité. Très
appréciée par les sportifs et les amants de la
nature, la municipalité a su conserver à travers
le temps son caractère champêtre et
protéger ses paysages grandioses qui saisissent
l’œil par leur beauté ou leur charme
bucolique.
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STUKELY-SUD
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101, place de la
Mairie
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Stukely-Sud
(Québec) J0E 2J0
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Téléphone
:
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(450) 297-3407
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Télécopieur
:
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(450) 297-3759
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Courriel :
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info@stukely-sud.com
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Maire :
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Gérald
Allaire
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Directrice
générale par intérim :
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Louisette Tremblay
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Secrétaire-trésorière
:
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Guylain Lafleur
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Superficie :
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66,31 km²
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Population
permanente :
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950
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Population
saisonnière :
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291
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% de la population
de la MRC :
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2 %
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Histoire et patrimoine
Les premiers
résidents permanents s’installèrent sur
le territoire de ce qui est aujourd’hui la
municipalité de Stukely-sud à la fin du XVIIIe
siècle avec l’arrivée des Loyalistes
américains dans les Eastern Townships.
L’implantation fut difficile car la région
étant montagneuse, elle n’offrait pas de
possibilités d’exploitation agricole
très favorables. Les habitants devaient suppléer
à l’agriculture de subsistance en travaillant en
forêt et dans les mines de cuivre. En 1881, Stukely compte
une population de 150 habitants qui demeurera relativement stationnaire
pendant plusieurs décennies.
Trois églises
témoignent de cette époque.
L’église anglicane St. Matthew (1856) et
l’église unie (1880) devenue par la suite une
église catholique sont toutes deux situées sur le
chemin de la Diligence. L’église adventiste
(1883), la plus vieille église adventiste de l’Est
du Canada est située sur la route 112 à la sortie
est du village.
Les routes à
parcourir
Le meilleur chemin
à prendre pour découvrir Stukely-Sud est le
chemin de La Diligence qu’emprunte également la
Route Verte. Il vous permettra d’admirer plusieurs panoramas
intéressants. Les autres chemins permettent
également d’explorer un secteur rural typique.
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leur site internet respectif


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