Histoire et patrimoine

The Outlet, qui signifie « décharge du lac », a été le nom utilisé officiellement pendant plusieurs décennies pour désigner le hameau prospère situé à l’extrémité nord du lac Memphrémagog qui allait devenir, en 1890, la Ville de Magog. La coupe et le flottage du bois ont constitué pendant longtemps les pivots de l’économie locale.

Le hameau connaît un bel essor grâce à l’arrivée, vers 1797, de Ralph Merry III que l’on considère comme le fondateur de Magog, C’est à ce dernier que l’on doit la construction d’un premier barrage, du côté nord de la rivière, où passe maintenant le chemin de fer. L’énergie hydroélectrique fournie par ce barrage lui permet d’exploiter des moulins à farine, à scie et à cardes.

En 1835, l’ouverture d’un relais de diligences sur le trajet Montréal-Sherbrooke facilite l’accès à Magog et, vers 1840, un nombre important d’immigrants irlandais catholiques s’installent sur la rive est du lac. Cette première moitié du 19e siècle consacre l’arrivée de l’industrie de la villégiature (hôtels et navigation saisonnière sur le lac).

À la fin du 19e siècle, la venue du chemin de fer et l’implantation de l’industrie textile permettent le développement de la communauté qui voit sa population doubler entre les années 1881 et 1891.

La présence de l’industrie textile à Magog ne date donc pas d’hier. La première compagnie qui s’implante est la Magog Cotton & Print Company fondée par le gendre de Ralph Merry, A.H. Moore, en 1884. Elle est vendue en 1899 à la Dominion Cotton Mills puis rachetée en 1905 par la Dominion Textile. Aujourd’hui, elle appartient en partie à C.S. Brooks Canada.

Le poids économique et l’influence politique de la compagnie de textile marquent la fin du 19e siècle. La coopération de l’entreprise avec la Ville permet à celle-ci de développer des services de santé et de loisirs. Le pouvoir hydroélectrique a toujours représenté un important sujet de discussion entre la compagnie et la jeune municipalité. En 1911-1912, à la suite de longues négociations, la construction d’une centrale hydroélectrique plus moderne est entreprise afin de répondre aux besoins sans cesse croissants de la ville et de la compagnie. D’autres ententes vont suivre, avec la Ville de Sherbrooke et des entreprises environnantes qui dépendent elles aussi du niveau d’eau de la rivière Magog, procurant ainsi à Magog une influence plus marquée sur la scène régionale.

La pauvreté relative des catholiques explique, en partie, qu’ils doivent se contenter des secours spirituels de prêtres missionnaires durant quelques décennies. En octobre 1861, presque vingt ans après l’arrivée des premières familles catholiques-irlandaises, la paroisse Saint-Patrice de Magog ouvre ses registres paroissiaux. Trois autres paroisses sont créées entre les années 1921 et 1949 : Sainte-Marguerite-Marie, Saint-Jean Bosco puis Saint-Jude. C’est au travail de la communauté religieuse que l’on doit l’érection des premières écoles catholiques et d’une crèche (1907) qui devient par la suite l’hôpital La Providence (1939). La population de Magog, majoritairement francophone, augmente rapidement, passant de 2 100 personnes en 1891 à 3 516 en 1901, à 6 302 en 1931 puis à 12 423 en 1951.

Le Magog d’après-guerre connaît une ère d’expansion et de modernisation qui attire un grand nombre d’entreprises et de commerces. L’amélioration du réseau routier permet l’émergence d’une industrie touristique quatre saisons dont la croissance se poursuit de nos jours.

Magog, aujourd’hui

En 2002, Magog est regroupée avec le Canton de Magog et le Village d’Omerville, créant ainsi une seule grande ville de 23 488 citoyens (décembre 2002). Replacée dans un contexte historique, la création de la nouvelle Ville de Magog s’appuie sur un fort sentiment d’appartenance fondé sur plus de deux siècles de partage et de mise en valeur d’un territoire commun.

Aujourd’hui, Magog, au cœur de la MRC de Memphrémagog, est un centre régional des plus dynamiques. Avec sa position de pivot à l’extrémité nord du lac Memphrémagog, elle rayonne en étoile pour fournir l’essentiel des services publics et privés ainsi que des emplois, partagés à parts égales entre les services et le secteur manufacturier. Elle exploite toujours son propre réseau de production et de distribution d’électricité.

Localisée à une centaine de kilomètres de Montréal et à trente minutes de la frontière des États-Unis, Magog se situe stratégiquement entre les marchés canadiens et américains auxquels elle est reliée par un réseau de communication particulièrement bien développé.

La ville possède une économie équilibrée et diversifiée. On y retrouve des entreprises dynamiques et de prestige œuvrant dans les secteurs industriel, commercial et touristique, et plusieurs d’entre elles se sont taillé une place de choix sur les scènes nationale et internationale.

Magog est également le noyau d’une région touristique fort bien pourvue en infrastructures sportives, culturelles et récréatives. De plus, elle bénéficie d’un climat tempéré lui permettant d’accueillir les touristes et villégiateurs en toutes saisons.

Les Magogois et les Magogoises peuvent profiter à la fois de la quiétude d’une petite municipalité et des services d’une grande ville et ce, à longueur d’année. Ils ont accès aux écoles, aux services de santé, à une multitude d’activités récréatives et culturelles ainsi qu’à de nombreux espaces verts. Ils jouissent d’un environnement exceptionnel et d’une qualité de vie indéniable.

Source des données

Population permanente et superficie :

Données provenant du MAMROT – Décret du gouvernement (décret 1125-2015 du 16 décembre 2015)

Population saisonnière :

Sommaire des rôles d’évaluation – Septembre 2015 pour exercice financier de 2016 (population estimée en multipliant 2,8 par le nombre de propriétés de villégiature)

Magog

7, rue Principale Est
Magog (Québec)  J1X 1Y4
Téléphone : 819 843-6501
Télécopieur : 819 843-3599
Courriel : info@ville.magog.qc.ca
Site web : www.ville.magog.qc.ca

Mairesse : Vicki May Hamm
Directeur général : Armand Comeau
Superficie : 145,68 km²
Population permanente : 26 522
Population saisonnière : 3 279
% de la population de la MRC : 52,9 %