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Le territoire de la MRC de Memphrémagog
La MRC de Memphrémagog, située à la limite ouest de la région administrative de l’Estrie, assure le lien entre cette région et la Montérégie.
La MRC longe la frontière américaine sur 35 km. Au 1er janvier 2008, la MRC couvrait le territoire de dix-sept (17) municipalités représentant 1323 km².
Le milieu physique et naturel
Le territoire de la MRC de Memphrémagog se démarque par la concentration de montagnes et de lacs qui y nichent. Le chapelet de lacs et de cours d’eau y est très dense. Ces caractéristiques physiques du milieu sont à l’origine d’une qualité de vie exceptionnelle qui fait envie. Deux axes montagneux traversent la MRC du nord au sud. Ils constituent la trame de fond de l’implantation humaine et de son développement.
Le principal axe montagneux traversant du nord au sud la MRC fait partie de la chaîne appalachienne. Il marque le paysage de la portion ouest de la MRC, par la hauteur et la quantité de sommets qu’on y trouve (Orford, Owl’s Head, Foster, Chagnon, etc.).
Le deuxième axe montagneux, communément appelé l’axe Bunker, traverse la MRC dans sa portion est et délimite en même temps deux des quatre principaux bassins versants du territoire, soit ceux du lac Memphrémagog et du lac Massawippi. Sa hauteur plus modeste de 430 m est toutefois plus constante et le secteur présente des plateaux plus riches en alluvions et en sédiments lacustres.
Les lacs et les cours d’eau sont à la base de secteurs d’activités dominants du développement de la MRC, à savoir la villégiature qui occupe une forte proportion des berges sur plus de vingt-sept (27) plans d’eau et le récréo-tourisme tirant profit du nautisme. Cette hydrographie soutient aussi une faune riche et abondante. Elle approvisionne finalement en eau potable nombre de résidants du territoire et même d’au-delà du territoire administratif de la MRC (plus de 147 000 personnes). L’apport des milieux humides à la qualité de l’eau doit être noté, ces milieux étant habituellement situés aux exutoires de cours d’eau qui se déversent dans les plans d’eau servant de source d’approvisionnement en eau potable.
Finalement, ajoutons que la forêt, qui couvre les trois quarts de la superficie du territoire, constitue un patrimoine naturel unique du fait de la qualité, la maturité et la variété des essences relevées.
Le milieu humain
La population permanente de la MRC a connu un accroissement constant au cours des cinquante dernières années et cette performance représente le deuxième plus haut taux de croissance en Estrie après la Ville de Sherbrooke.
Les indices démographiques traditionnels ne laissent pas transparaître le poids exercé par la population de villégiature sur la population de la majorité des municipalités rurales et périurbaines. Pour la première fois en 1995, la MRC a proposé pour son territoire une méthodologie permettant u suivi évolutif de la population de villégiature qui, en 2007, représentait 27 % de la population totale.
Le taux d’urbanisation compare le taux de population établi en milieu urbain par rapport à celui en milieu rural. En 1986, la MRC était qualifiée d’urbaine, avec un taux de 54%, pour être ensuite qualifiée de rurale en 1996 avec un taux de 43%. Depuis, le taux d'urbanisation de la MRC continue à diminuer. La croissance de la population a donc été beaucoup plus importante en milieu rural qu'en milieu urbain. Ce phénomène contraste avec les faits observés en Estrie et au Québec où le taux d’urbanisation tend à augmenter.
Les caractéristiques sociales de la population permanente rappellent les origines anglophones de la région puisque 17 % de la population était de langue anglaise en 2006. Ce taux, en régression constante depuis plusieurs décennies, est cependant plus de deux fois supérieur sur le territoire de la MRC qu’ailleurs en Estrie. La population permanente présente aussi un profil plus âgé que celui du Québec et de la région. La population ayant 65 ans ou plus sur le territoire dépassait 17 % en 2006, comparativement à 14 % pour l'ensemble du Québec.
Caractéristiques économiques
Sur le plan de l'éducation, le taux de scolarité postsecondaire en 2006 était légèrement moins élevé dans la MRC (49,6 %) que le taux observé en Estrie (50,8 %) ou au Québec (51,4 %). Toujours en 2006, le revenu médian par ménage est de 44 338 $, ce qui est inférieur à celui pour le Québec. Cette situation est présente dans l’ensemble des MRC de l’Estrie à l’exception d’une seule où le revenu médian est supérieur. En matière de logement, 73 % de la population permanente était propriétaire de son logis comparativement à 62 % en Estrie et 60 % au Québec.
En 2006, la population active oeuvre principalement dans le secteur tertiaire de l’économie. La croissance de ce secteur est constante et se fait au détriment du secteur primaire et secondaire. Elle est entre autres attribuable à la vocation touristique de la région et à la transformation progressive du secteur manufacturier, de plus en plus diversifié et composé de petites et moyennes entreprises.
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