Histoire et patrimoine

Membre de la Fédération des Villages-relais du Québec, la ville de Stanstead offre aux visiteurs une richesse patrimoniale, historique et architecturale permettant de mieux cerner la grande et la petite histoire de cette ville. La ville, telle qu’on la connaît aujourd’hui, est issue du regroupement des villages de Stanstead Plain, Rock Island et Beebe Plain depuis le 15 février 1995 par le décret gouvernemental 119-95. Toutefois, de façon historique, il est intéressant de parler de chacun de ces villages.

Stanstead Plain

Stanstead Plain, dont les origines remontent aux environs de 1796, fut colonisé par Johnson Taplin et ce n’est que vers 1808 qu’on déboisa et qu’on traça ce qui est aujourd’hui connu sous le nom de rue Dufferin, l’artère principale de la municipalité. En 1855, ce village est reconnu comme corporation municipale par la législature provinciale. Au début du XIXe siècle, Stanstead Plain devient rapidement l’un des deux villages les plus importants de la partie sud-est de la MRC de Memphrémagog, l’autre étant Georgeville. Dès le milieu du siècle, il est le centre culturel et économique du comté alors que Rock Island n’en est que la banlieue. Cette situation s’inversera plus tard. La prééminence régionale de Stanstead Plain s’éteindra à la fin du XIXe siècle au profit de Sherbrooke.

Rock Island

En 1798, Samuel et Selah Pomroy vinrent du Massachussetts et construisirent des demeures en bois qui servaient de haltes et refuges pour les immigrants. Les premiers habitants s’établirent sur les berges de la rivière Tomifobia. En 1802, on y construisit un pont pour faciliter l’accès à Derby Line. L’année suivante, le colonel Charles Kilborn bâtit un moulin à scie et un moulin à blé puis érigea un barrage sur la rivière pour les alimenter. Un peu plus tard, il fit creuser un canal dans la courbe de la rivière. Ce territoire situé entre le canal et la rivière fut désigné Rock Island. Une de ses particularités vient du fait que la ville est sise sur la frontière canado-américaine, une de ses artères voyant les résidences situées sur le côté nord en territoire canadien alors que leurs voisines d’en face sont en territoire américain.

Beebe Plain

Beebe Plain fut colonisé vers 1789 par M. Zeba Beebe, natif du Connecticut. Il y demeura seul avec sa famille jusqu’en 1800. Harnachant la rivière Tomifobia, un moulin à scie s’y implante comme première entreprise en 1863. En 1869, Beebe Plain possède une église, deux magasins, un bureau de poste, un poste de douanes et quelques maisons. Le village apparaîtra officiellement en 1873 alors qu’il se sépare du Canton de Stanstead pour devenir une entité municipale distincte. Dès 1874, on entreprend les travaux pour construire un centre de villégiature comprenant une salle oratoire, une salle à manger et une trentaine de chalets. Il attira chaque année des milliers de personnes, pour la plupart des Américains venus de New York ou Boston par trains nolisés afin d’écouter orateurs, chanteurs et grands orchestres. Un incendie ravagera le complexe en 1935. L’industrie du granit est sans contredit un des éléments économiques clés de l’histoire de la région. Plusieurs entreprises exploitant des carrières ont contribué au développement de Beebe Plain et des municipalités avoisinantes. Un grand nombre de tailleurs de pierre et de sculpteurs ont signé édifices, monuments et œuvres d’art à partir de cette pierre extraite du sol de cette région.

Les routes à parcourir

En quittant l’autoroute 55 (sortie 2), si vous empruntez la rue Dufferin, vous entrez dans la municipalité de Stanstead. Cette artère vous permettra de découvrir l’histoire de la ville.

La route 247 longe la frontière en direction de l’ancien secteur de Beebe Plain, vous traverserez alors ce qui était autrefois Rock Island. Cette rue pittoresque change de nom pour devenir successivement le boulevard Notre-Dame, la rue Railroad et la rue Canusa. La meilleure manière de découvrir ce secteur est d’emprunter cette route qui, par la suite, vous mène vers les carrières de Graniteville.

Le long du boulevard Notre-Dame, vous croiserez la rue Church qui vous mènera à la célèbre bibliothèque et salle d’opéra Haskell (monument historique). Cet édifice de renommée mondiale chevauche la frontière entre le Canada et les États-Unis.

Source des données

Population permanente et superficie :

Données provenant du MAMROT – Décret du gouvernement (décret 1125-2015 du 16 décembre 2015)

Population saisonnière :

Sommaire des rôles d’évaluation – Septembre 2015 pour exercice financier de 2016 (population estimée en multipliant 2,8 par le nombre de propriétés de villégiature)

Ville de Stanstead

425, rue Dufferin
Stanstead (Québec)  J0B 3E2
Téléphone : 819 876-7181
Télécopieur : 819 876-5560
Courriel : info@stanstead.ca
Site web : www.stanstead.ca

Maire : Philippe Dutil
Directrice générale : Me Karine Duhamel
Superficie : 21,93 km²
Population permanente : 2 777
Population saisonnière : 25
% de la population de la MRC : 5,5 %